May the real battle commence

La défaite contre les Rangers en finale de la Coupe de la Ligue n’a certainement pas été digérée mais les joueurs de Neil Lennon n’ont pas le temps de bouder. Il va falloir rebondir et le faire très vite car la période clé de la saison commence dès ce weekend.

Le Celtic entame une série de six matches en 18 jours à Inverness samedi et pour moi c’est dans les prochaines semaines qu’on va voir la vraie valeur de cette équipe.

Cela fait un bon moment que j’annonce le Celtic favori pour le titre et je ne vais pas changer d’avis à cause d’une défaite après prolongation à Hampden Park. En revanche, si les Hoops ont indéniablement le talent pour être champions, il va désormais falloir qu’ils montrent une grande force mentale pour rester devant une équipe de Rangers renaissante.

Mais c’est justement dans ce domaine là que le Celtic m’impressionne vraiment. La politique de recrutement laissait planer pas mal de doutes sur la capacité de Celtic à rivaliser jusqu’au bout avec son ennemi juré. Au niveau de l’engagement et de la combativité (des qualités essentiales en Ecosse) les Gers semblaient posséder un avantage important. Lennon a pris un risque. Il a bâti un effectif autour de 17 nationalités différentes et comptait sur des joueurs qui n’avaient aucune expérience de la SPL.

Comparez son effectif à celui de Walter Smith, qui compte parmi ses rangs des vieux briscards comme David Weir, Steven Whittaker, Lee McCulloch et Steven Davis, et on peut imaginer que les Gers ont l’équipe avec les nerfs les plus solides.

Sauf que le recrutement de Celtic a été très malin. Lennon a choisi non seulement des bons joueurs mais des véritables compétiteurs. Si Emilio Izaguirre est vite devenu le chouchou de Parkhead, c’est parce que l’inépuisable Honduran est très performant mais aussi parce qu’il se bat pour chaque ballon. Tout comme Izaguirre, Baram Kayal, Daniel Majstorivic et Cha Du-Ri sont des bons joueurs. Mais ce sont aussi des vrais guerriers qui ne renoncent jamais.

Peut-être ne devrait-t-on pas être si surpris. Aujourd’hui, l’équipe est à l’image de son entraîneur. Joueur ou entraîneur, Lennon n’a jamais su accepter la défaite.

Le nord irlandais, qui est actuellement interdit des bancs de touches en Écosse suite à plusieurs incidents, a même réussi à se faire expulser lors d’un match de charité en Espagne le weekend dernier ! Lui, il est prêt pour le combat, ça c’est sur ! Est-ce que ses joueurs possèdent la même envie, la même volonté de tout gagner ? Je le pense. Mais on en saura beaucoup plus dans trois semaines.