Le « Paradis », c’est l’enfer !

Le Celtic, c’est le Paradis ! Pas de doute là-dessus, si vous êtes des fans, vous le savez : le « Paradise », c’est le surnom donné par les supporters au stade de Parkhead, en référence au cimetière tout proche, le Janefield Cemetery.

En effet, Celtic Park, c’est le paradis des 60 857 spectateurs possibles qui viennent soutenir chaque semaine le club au 42 titres nationaux, au 34 coupes d’Écosse, et au 14 coupes de la ligue. Et dans Paradis là, la Sainte Trinité c’est : ambiance spectacles billets !

Mais c’est aussi l’enfer pour ses adversaires ! L’enfer pour les arrogants Rangers à chaque Old Firm, lorsque ces « bloody unionistes » viennent défier leur ennemi juré dans une ambiance toujours incroyable, et devenue légendaire bien au-delà des frontières britanniques.

Celtic Park c’est aussi, et surtout, une enceinte d’une qualité architecturale remarquable, dessinée et livrée par Archibald Leitch, l’architecte notamment des stades d’Anfield et d’Old Trafford, pour n’en citer que quelques-uns.

Ce bâtiment colossale, plus que centenaire puisque érigé en 1892, accueillait à l’origine jusqu’à 83500 chanceux. On raconte même que ors d’un Old Firm en 1938, le stade aurait atteint l’affluence record de 92000 spectateurs ! On dit aussi que le Loch Ness a un locataire improbable, je vous l’accorde, mais souvenons nous qu’à l époque, avant la rédaction du Safety of Sports Ground Act et les drames de Sheffield ou du Heysel, les règlementations étaient moins strictes, les spectateurs debout, et les places… moins chères, du coup. Vendre des billets moins onéreux était possible en effet car on pouvait en vendre davantage.

Celtic Park, en tous cas, c’est également le symbole de tout un peuple, au delà des frontières, lorsque les joueurs qui le fréquentent en 67, réunissent sous un même drapeau, l’Union Jack, les Britanniques qui fêtent cette année la première coupe d’Europe de leur histoire, la Coupe d’Europe des Clubs Champions. Les « Lisbon Lions », ainsi nommés après la finale de Lisbonne, reviennent alors au « Paradis » triomphant, et associe à tout jamais leur club à la légende ! Son adversaire déçu, l’Inter de Milan, battu 2 à 1, rentrera lui dans son enceinte, San Siro, qu’il doit partager avec son pire ennemi, l’AC Milan. Un peu comme si les Verts et Blancs devaient partager le Park avec les Rangers ! Bien sûr cela n’est jamais arrivé et n’arrivera jamais, car le « Paradis » appartient au club au trèfle depuis presque toujours, puisque le Celtic en est propriétaire depuis 1897 (À noter que le Park réunira à nouveau prochainement les peuples de la langue anglaise puisqu’il accueillera en 2014 les Jeux du Commonwealth).

Donc le Celtic, l’enfer pour les visiteurs ? On l’espère ! Et on espère aussi qu’après la victoire 2009 / 10 en SLP de notre ennemi juré, le trophée reviendra dès la saison 2010 / 11 à sa véritable place : au « Paradis ».