Le Celtic veut changer les règles

Peter Lawwell, Directeur éxécutif du Celtic Glasgow, aimerait que l’UEFA modifie ses moyens d’accès à la Ligue des Champions et ouvre la phase de poules directement aux seconds couteaux.

Lawwell jure que la situation économique des clubs de la Scottish Premier League dépend beaucoup du modèle de réussite imposé par les instances du football et que du coup, éliminé des compétitions européennes l’année dernière, le Celtic a mal à ses finances.

Interrogé par The Scotsman, Lawwell pousse la gueulante : « Financièrement nous sommes désavantagés. Les clubs d’Europe de l’Est, en Russie et en Ukraine débarquent avec de l’argent frais qu’ils investissent. Même la Turquie s’y met. On ne peut pas s’offrir des joueurs de haut niveau. Nous devons donc les créer. Grâce un réseau de scout mondial, on arrive encore à trouver des joueurs comme Ki Sung Yeung, Beram Kayal ou Emilio Izaguirre ». Mais cet investissement se fait sur la vente des stars comme Artur Boruc, Marc-Antoine Fortuné ou Aiden McGeady. Lawwell enchaîne : « Seules les douze premières nations au rang UEFA sont garanties d’entrer directement dans les groupes de la Champions ». L’Écosse est 16e et risque de perdre des places si les Rangers, Celtic ou Hearts ne font pas de campagne digne de ce nom.

Déterminé à ce que le Celtic retrouve l’élite de l’Europe au mérite, Lawwell demande un geste de l’UEFA : « C’est de plus en plus difficile pour nous. En ce moment, il y a une polarisation des clubs européens au détriment d’une concurrence saine. Ce serait bien que les clubs champions des nations de rang plus faible aient quand même une place automatique en poules ».

En attendant, le Celtic accueille jeudi prochain le FC Sion en préliminaire de la Ligue Europa. Une bonne occasion de défendre l’indice écossais…