El Hadji Diouf veut redorer son image : la bonne blague !

L’enfant terrible du football sénégalais ne changera sans doute jamais. A 30 ans, El Hadji Diouf continue à faire parler de lui pour ses frasques sur et en dehors du terrain. Incorrigible, l’ancien Lensois à la réputation sulfureuse ne veut plus de cette image.

Partout où il passe, la controverse le suit. De Lens aux Rangers en passant par Bolton et Blackburn, El Hadji Diouf traîne une réputation sulfureuse. Mais l’attaquant sénégalais se défend d’être le bad boy que les médias décrivent : « Je n’ai tué personne ».

Pour la moitié verte de la ville de Glasgow, Diouf est le mal incarné. Il faut dire qu’après son altercation avec Neil Lennon, l’entraîneur du Celtic, lors du dernier Old Firm (3-0), le Sénégalais ne sait pas fait que des amis. Tant pis, l’attaquant de 30 ans aime qu’on parle de lui. Et il a remis le couvert lors de la Scottish Cup (1-0). Interrogé par Four Four Two, l’ancien Sang et Or s’est défendu : « Je n’ai tué personne, je ne suis jamais allé en prison. Vous ne pouvez pas juger quelqu’un sur la taille de sa voiture ou comment il s’habille. Vous jugez quelqu’un sur ce que vous savez. Si vous ne connaissez pas cette personne, c’est simple : ne le jugez pas. Les gens pensent qu’ils me connaissent parce que je suis footballeur. Mais si je ne l’étais pas, je serais juste un type normal, travaillant dans un restaurant ou dans une gare. Et personne ne parlerait de moi. J’ai une grande gueule mais cela ne fait pas moi un homme mauvais. »

« C’est du passé »

En neuf saisons en Angleterre, il a collectionné les cartons (68 jaunes, 4 rouges) et les mauvais gestes : crachats sur des supporters du Celtic (2003) et de Middlesbrough (2004), sur un joueur de Portsmouth (2004), bagarres avec un coéquipier à Sunderland puis à Blackburn (2009), insultes à l’encontre d’un jeune ramasseur de balle, frasques extra-conjugales… Mais Diouf l’homme public et Diouf l’homme privé sont deux personnes différentes. Le « rat d’égout » de Neil Warnock, le boss de QPR, n’est pas ce démon que certains peuvent s’imaginer. « Je suis un bon gars, quelqu’un d’ouvert. Souvent, quand les gens me croisent à l’aéroport ou ailleurs, discutent avec moi, ils sont surpris et changent d’avis sur moi. C’est important pour moi, l’image que les gens ont de moi. Ceux qui me connaissent et la personne que je suis m’aiment. Il savent que j’aime faire des blagues et rendre les gens heureux. Je suis comme ça. Le voilà, le vrai El Hadji Diouf. Les gens qui parlent de moi ne me connaissent pas. Mais peu importe. Ma famille vient en premier. Les gens disent ce qu’ils veulent mais je suis quelqu’un de proche des miens et je ferais tout pour mes enfants. »

Dans le journal anglais, l’attaquant de 30 ans tente de se refaire une image. « Lors d’un déplacement à Aston Villa (avec Blackburn, NDLR), il y avait un mariage et un des invités voulait prendre une photo avec moi. Il s’est tourné vers Jason Roberts : « Tu peux demander à El Hadji Diouf si il veut bien ? » Il parlait à tout le monde sauf à moi. Je ne sais pas pourquoi. C’est marrant mais c’est la vie. Je lui ai dit de ne pas écouter ce que disent les médias. Viens me parler, je suis gentil. » Des regrets ? Il faut passer à autre chose. C’est passé. Je me suis déjà excusé pour ce qu’il s’est passé avec le Celtic. J’ai fait des choses dans ma vie, certaines que je regrette. Je suis plus adulte. Je ne dis pas que je suis un homme nouveau mais j’ai été jeune et j’ai fait pas mal de choses que je ne referais pas. »