Hillsborough, 20 ans après

« Je poste ici car de culture il s’agit bel et bien… culture du respect, culture de la douleur…

Je veux remercier par ce biais les supporters du Celtic… Aujourd’hui cérémonial de la tragédie d’ Hillsborough.. eh oui, je suis supporter de Liverpool.. j’ai regardé cette cérémonie en direct, et un pincement au cœur lorsque, au nom du Celtic, des gerbes furent déposées au pied du kop, là où se massaient les parents des victimes, les joueurs…

Les liens entre ces deux clubs sont très forts… mais les mots manquent pour exprimer ma reconnaissance envers vous…nous partageons le même hymne, le même sens du respect, le même sens des valeurs. Merci du fond du cœur d’un vieux supporter du LFC , acquis à votre cause depuis longtemps, mais là… c’est à la vie à la mort !

Merci de m’avoir permis de m’exprimer sur votre site… »

Des milliers de supporters de Liverpool se sont réunis ce mercredi à Anfield pour rendre hommage aux 96 victimes du désastre de Hillsborough, 20 ans après cette tragédie. Samedi 15 avril 1989, demi-finale de la FA Cup entre Liverpool et Nottingham Forest à Hillsborough. Alors que la rencontre a déjà débuté, les supporters continuent d’affluer dans les tribunes vétustes du stade de Sheffield Wednesday. Et au fur et à mesure que les familles s’entassent dans les gradins, un vent de panique s’installe et une grande bousculade s’en suit qui provoque la mort de 96 personnes. Quatre ans après le drame du Heysel, Liverpool fait de nouveau partie du décor d’un des plus grands drames de l’histoire du football.

Ce mercredi donc, une cérémonie en honneur des victimes de la tragédie a été tenue au sein de la célèbre enceinte des Reds. Près de 25 000 personnes, dont les familles des disparus, ont rempli les gradins d’Anfield et à 15h06 précises, l’heure exacte où l’arbitre de la rencontre avait décidé d’arrêter le match, deux minutes de silence ont été observées, suivies d’applaudissements. Un groupe de supporters du Celtic Glasgow, club très proche de Liverpool, s’est illustré en déposant sur la pelouse deux banderoles : « Justice pour les 96 » et « You’ll never walk alone », accueillies par les applaudissements des fans de Liverpool, visiblement très touchés. L’équipe des Reds, disponible pour ce moment de recueillement malgré l’élimination subie à Chelsea mardi soir, a ensuite fait son entrée sur le terrain, accompagnée par Kenny Dalglish, qui a prononcé quelques mots. La cérémonie s’est achevée sur l’annonce des noms des 96 victimes, accompagnée d’un son de cloche, comme pour mieux se rappeler, et ne jamais oublier…

Quel public est le plus fidèle d’Europe ?

La Gazzetta dello sport sort son classement annuel des affluences dans les stades…

Evidemment, les clubs français ne peuvent pas lutter face aux enceintes géantes que sont Old Trafford, le Camp Nou ou l’Allianz Arena. Dans son classement annuel, la Gazetta dello sport confirme que Manchester United est bien le club où l’affluence moyenne est la plus forte. 75.304 supporters envahissent ainsi à chaque match les travées d’Old Trafford.

Derrière, surprise, le Barça (avec 71.045 supporters) et le Real Madrid (70.816) font moins bien que le Borussia Dortmund (74.748). Les clubs français ne viennent que bien après. L’Olympique de Marseille obtient une honorable 12e place (52.162), le PSG occupe le 28e rang (40.902), l’Olympique Lyonnais, le 36e (37.397) et enfin Saint Etienne clôt le top-50 avec 28.168 spectateurs en moyenne.

Le classement :

1. Manchester United : 75.304 spectateurs

2. Borussia Dortmund : 74.748

3. FC Barcelone : 71.045

4. Real Madrid : 70.816

5. Bayern Munich : 69.000

6. Schalke 04 : 61.442

7. Arsenal : 60.040

8. Milan AC : 59.757

9. Celtic : 57.366

10. Hambourg SV : 54.881

12. Olympique de Marseille : 52.162

13. Inter Milan : 55.520

23. Liverpool : 43.611

27. Chelsea : 41.588

28. Paris Saint-Germain : 40.902

36. Olympique lyonnais : 37.397

50. Saint-Etienne : 28.168

Des « supporters » perturbent le Remembrance Sunday

Sur les pelouses écossaises, pour le 11 novembre, on rend hommage aux victimes de la première guerre mondiale et plus généralement aux victimes de toutes les guerres auxquelles l’armée britannique a pris part au XXème siècle jusqu’à aujourd’hui en Afghanistan.

Les 7 et 8 novembre, toutes les équipes étaient donc invitées à porter un coquelicot rouge sur leur maillot et à respecter une minute de silence avec leurs supporters.

Au Celtic Park, les Bhoys et leurs fans ont pris l’initiative d’applaudir au lieu de faire le silence, non pas en guise de provocation, mais pour couvrir les cris d’une partie de supporters (Green Brigade). Les anciens de l’armée, eux, n’apprécient guère cette initiative.

La minorité de supporters ultras, capables de faire beaucoup de bruit, se positionne contre cet hommage aux poppies parce qu’ils veulent aussi se souvenir du sang irlandais versé du fait de ce qu’ils appellent « l’impérialisme britannique » (colonisation, guerre d’indépendance, Bloody Sunday, présence de l’armée sur le territoire, etc.).

Si les dirigeants ont pu masquer la contestation de ces supporters très attachés aux racines irlandaises du Celtic, ils n’ont pas pu obtenir le soutien de la part des dirigeants de Falkirk, lanterne rouge de Scottish Premier League, clairement hostiles aux applaudissements comme tous les clubs écossais.

En effet, cette saison, le Celtic, où évolue l’ancien nancéen Marc-Antoine Fortuné, jouait à l’extérieur pendant les commémorations. Certains supporters n’ont pas hésité à saisir l’occasion pour montrer qu’ils se désolidarisaient. Un incident qui a fait scandale au Royaume-Uni et qui renforce la volonté du club de faire le ménage dans les tribunes du Celtic Park.

De son côté, Sky, la chaîne de télévision qui diffusait le match, a tout fait pour masquer les cris et les chants, ce qui n’est pas le cas des télévisions étrangères ou de la radio comme sur la BBC. C’est surtout pour cette raison que l’information est sortie.

A l’image, on voit très clairement l’indignation du directeur exécutif Peter Lawwell. Ça va chauffer ces prochaines semaines au Celtic.

Les rivalités embrasent les stades écossais

Après des bagarres cet hiver, l’opposition entre les supporteurs catholiques du Celtic et ceux protestants des Rangers a abouti à des colis piégés et à l’agression de l’entraîneur du Celtic.

Le hooliganisme n’est pas mort en Grande-Bretagne. Bien que le pays soit pris en exemple par de nombreux présidents de clubs français, désireux d’augmenter le tarif des places de leurs stades comme leurs voisins d’outre-Manche, la rivalité entre les deux clubs de Glasgow confirme le contraire. Les dérapages ont repris lors du match de Coupe entre le Celtic et les Rangers, le 20 février  : l’arbitre expulse trois joueurs des Rangers, leur entraîneur adjoint et son homologue irlandais du Celtic, Neil Lennon, en viennent aux mains tandis que les tribunes se déchaînent. La police procède à l’arrestation de 229 supporteurs à l’intérieur et à l’extérieur du stade.

«  Nous n’avons pas l’argent et les ressources pour gérer cela  », s’est emporté Les Gray, président de la fédération de la police écossaise. «  Toutes les personnes impliquées doivent s’asseoir et discuter. Ce qui se déroule sur le terrain est reproduit dans toute l’Écosse, dans les rues, dans les pubs… Cette folie ne peut pas se poursuivre.  »

La tension s’est accrue en avril avec la révélation que des courriers piégés avaient été adressés fin mars à l’entraîneur du Celtic ainsi qu’à un parlementaire travailliste et un professeur d’université de droit, tous deux fervents supporteurs du club catholique de Glasgow. Enfin, lors d’un des derniers matchs de la saison, un supporteur des Rangers a bondi sur la pelouse pour agresser Neil Lennon.

Depuis, la police a arrêté deux hommes de quarante et un et quarante-trois ans pour l’envoi des courriers piégés tandis que l’assaillant de Lennon a été interdit de stade à vie et attend son jugement. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, a décidé de prendre le mal à la racine  : il veut modifier la loi pour punir de cinq années de prison (six mois actuellement) les appels à la haine avant et pendant les matchs de football, que ce soit dans les stades ou même sur Internet. Pas sûr que ces mesures répressives permettent à l’Écosse de vivre une saison 2011-2012 plus sereine…

Religion, politique et Football

Fondé en 1888 par des immigrants irlandais catholiques, le Celtic avait initialement pour symbole une croix celtique, comme le confirme l’écusson originel du club, avant de devenir un trèfle vert, en 1903. Les Rangers ont, eux, servi de point de ralliement aux protestants agacés, au tout début du XXe siècle, par l’irruption d’une main-d’œuvre étrangère et politiquement favorable à l’indépendance de l’Irlande. Une fois celle-ci obtenue, en 1922, les protestants d’Irlande du Nord ont apporté leur soutien aux Rangers, perturbant un peu plus une situation déjà très trouble.

L’Ecosse perd des fans

La Premier League écossaise est menacée par une baisse régulière de la fréquentation des stades. Sur les cinq dernières années, le nombre de spectateurs en Écosse a chuté de manière drastique : environ 600 000 fans en moins à l’année.

David Glenn a réalisé un audit pour le cabinet Pricewaterhouse Coopers. Interrogé par BBC Scotland sur les conséquences irréversibles que pourraient entraîner la fuite des supporters, Glenn est persuadé que certains clubs sont menacés de disparition, et ce alors même que le bilan annuel de 2011 montre que les clubs écossais dégagent une petite marge : « Chaque club reçoit environ 1,2 million d’euros des droits de diffusion. On peut donc conclure que la majorité des bénéfices vient actuellement de la billetterie liée de fait à la présence des fans. Le scénario apocalyptique serait de voir certains clubs incapables de survivre à la chute de fréquentation. » Il prévoit notamment une diminution de la masse salariale et la vente illico des meilleurs joueurs du championnat écossais.

Ce n’est pas le même son de cloche du côté de la Ligue. Neil Doncaster, directeur executif a commenté les bilans des clubs en répétant que les résultats étaient positifs compte tenu de la difficulté du marché. Au petit jeu des dettes, seul Hamilton et St Johnstone s’en sortent sans créanciers alors que la dette totale de la Scottish Premier League atteint aujourd’hui 120 millions d’euros.

Les supporters écossais à Rennes

Les supporteurs écossais se sont rassemblés place de Parlement avant d’aller au stade. Les Ecossais viennent d’égaliser, les supporteurs agitent banderoles et drapeaux.

L’arrêté interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique ne concernait pas les supporters écossais !

Ouf ! Les supporteurs du Celtic de Glasgow ont regagné leur île. En poussant, parfois, quelques rots dans les rues de Rennes. Histoire de faire place à la dernière bière.

Murray réussit encore à se faire comprendre. Il est 21 h 30. Il vient de franchir les grilles du parc des sports de la Route de Lorient et d’adresser quelques clins à ceux dont il ne sait pas dire s’ils sont policiers ou gendarmes. Ce Franco-Écossais âgé de 30 ans lâche une ou deux phrases parfumées au houblon : « C’est un bon nul. C’est con ce but que l’on se met en première mi-temps… » (à lire avec accent écossais !)

Murray n’a pas le temps de pousser le commentaire. Un de ses compatriotes l’emmitoufle dans une écharpe vert et blanc en chantant « Celtic is king of kings ! ». Sous le regard souriant des forces de l’ordre, ils disparaissent dans la lumière des phares et s’engouffrent dans un car où les supporters viennent d’entonner « Let the people sing ».

Les Écossais chantent, boivent et crient comme si leur équipe l’avait emporté. Les jambes lourdes, tout de même ! après avoir porté leurs joueurs pendant quatre-vingt-dix minutes.

Dans la tribune Rennes où ils sont serrés comme des highlanders partant au combat, des dizaines continuent de bondir comme s’ils étaient montés sur des ressorts !

Dans le groupe qui se singularise, jupette rayée vert et haut blanc, Moïra embrasse Malcom puis fait un clin d’oeil à des supporteurs rennais rieurs. Demain, ils seront à Glasgow après avoir quitté leur ville natale, mercredi.

Très tôt, dès ce matin

Tom, la vingtaine, est parti avec trois copains mercredi après-midi, lui aussi, de Glasgow. Ils ont payé 180 € le voyage et la nuit d’hôtel, 23 € le billet au stade. Pour la bière, budget illimité ! Depuis des années déjà, cet ouvrier au chômage suit le Celtic dans ses périples européens. Tom est arrivé à Rennes dans la matinée de jeudi. Très vite, les quatre amis ont retrouvé leurs compatriotes qui portaient haut et fort les couleurs du club dans les rues de la ville.

Dès le matin, les Écossais sillonnaient le centre par petits groupes. En début d’après-midi, ils se sont retrouvés place du Parlement. Le maire a dû ravaler son arrêté interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique dans le centre-ville.

Il ne faut pas contrarier les supporteurs de foot même s’ils organisent une beuverie devant le Parlement de Bretagne. Les rambardes en pierre de la place ont été transformées, pendant des heures, en bar géant, au grand bonheur des cafetiers voisins.

Vers 17 h 30, la marée verte se dirige vers les bus. Un homme d’une soixantaine d’années tient à préciser, avec l’insistance de celui qui a bu plusieurs canons, que les Écossais n’ont rien à voir avec les hooligans anglais. Noté. Il explique qu’il est ouvrier et qu’il n’est pas très fier de laisser toutes ces canettes vides et tous ces détritus derrière lui…

Le Celtic condamné !

Le Celtic a été condamné, sur décision de l’UEFA, à payer 15 000 euros d’amende à la suite de chant pro-IRA.

L’UEFA a condamné le club à payé une amende de 15 000 euros pour les chants à la gloire de l’IRA qui ont été chanté lors de la rencontre face à Rennes le 3 novembre dernier.

Le Club a déclaré ne pas vouloir faire appel de cette décision et assure que ces chants n’étaient que l’œuvre d’une minorité, voulant préserver ainsi la très bonne réputation des supporters du Celtic à travers l’Europe.

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8.3 grammes d’alcool dans le sang !

Un supporter écossais a fait fort pendant le match entre l’Udinese et le Celtic.

Les médecins italiens ne sont pas prêts de l’oublier celui-là !

Un supporter écossais a en effet été admis à l’hôpital d’Udine jeudi soir dans un état d’ébriété très avancé.

L’homme avait un peu trop forcé sur la bouteille puisqu’il avait un taux de 8.3 grammes d’alcool dans le sang ! Il était en train de faire un coma éthylique et les médecins étaient très préoccupés par son état.

Il a passé la nuit en observation et, le lendemain, il s’est réveillé en pleine forme comme s’il ne s’était rien passé la veille. Il a tenu une conversation tout à fait cohérente avec les infirmiers. Il avait juste un trou de mémoire concernant le match auquel il avait assisté la veille. « Je ne me rappelle pas de l’intégralité du match. Je sais qu’on a marqué un but. On m’a dit que les Italiens ont égalisé, mais ça je ne m’en souviens pas. Du coup, quand j’étais à l’hôpital, je croyais qu’on était qualifié. Shit. »

Y a pas à dire, ils sont forts ces Écossais !

L’Ecosse souhaite réintroduire des places debout dans les stades

Les responsables du Championnat d’Ecosse ont indiqué lundi qu’ils étaient prêts à considérer la réintroduction de tribunes avec des places debout dans les stades de football.

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La proposition a été discutée -et approuvée- lors de l’assemblée générale des 12 clubs de l’élite.

Le Celtic et Motherwell font partie des clubs ayant manifesté leur intérêt pour ces places, où se regroupaient traditionnellement les plus fervents supporteurs des équipes derrière les buts.

Mais avant d’être appliquée, cette proposition devra recevoir le feu vert des autorités municipales et policières locales.

Le retrait des places « debout » avait été décidé, en Angleterre, par une loi qui avait suivi la catastrophe d’Hillsborough, en 1989, où 96 supporteurs de Liverpool avaient trouvé la mort lors d’une demi-finale de la Coupe d’Angleterre contre Nottingham Forest.

Pourquoi le public du Celtic Glasgow est le meilleur d’Europe ?

Les Français passés au sein du club catholique racontent l’ambiance qui règne en tribunes avant Celtic – Juventus, ce soir…

Si le Vatican est sur le point de perdre son pape, il reste encore quelques lieux de culte dans ce bas monde. A Glasgow, le plus célèbre d’entre eux demeure le Celtic Park, l’antre du club catholique de la ville, prête à bouillir mardi soir pour la réception de la Juventus. Comme à chaque rencontre de Ligue des champions, 61.000 supporters en vert et blanc s’entasseront dans le « Paradise », un stade bâti tout près du cimetière de Janefield, où tout visiteur est promis à l’enfer. « Quand on joue pour ce club, ce qu’on ressent est inexplicable, indique Didier Agathe, ancien latéral du Celtic. A chaque fois que j’en parle, ça me donne des frissons. C’est un club à part. » Où le public joue pleinement son rôle de douzième homme, au point de faire tomber récemment le Barça.

Ceux qui enfilent le maillot du club parlent tous d’une transcendance immédiate. Pour en prendre le pouls, le Français a eu droit à un bizutage spécial en 2000. « Ils m’ont laissé seul dans le stade vide. On m’a dit : “tu restes là une demi-heure”. Tout de suite, on ressent quelque chose », avance celui que Glasgow surnommait « Bip bip », après chaque accélération dans son couloir.

Un joueur en pleurs dans le vestiaire

Pour son club de cœur, invaincu à domicile de 2001 à 2004 pendant 77 matchs, il se souvient d’avoir joué avec une déchirure de 8cm dans la cuisse contre Boavista. « On n’a jamais eu une équipe extraordinaire sur le papier, mais nos joueurs sont des guerriers qui se dépassent toujours pour leur public. » L’inverse est aussi vrai avec des stars incapables de supporter la pression populaire. Agathe se souvient d’un joueur arrivé de Liverpool, en pleurs dans le vestiaire après son premier match. « Il était titulaire et en trois minutes on l’a enlevé de l’équipe. »

Jean-Joël Perrier Doumbé, désormais retraité, n’est pas prêt non plus d’oublier l’ambiance du Celtic Park (entre 2007 et 2009). Le seul stade où il ne pouvait pas communiquer à plus de trois mètres de ses coéquipiers. « Tout ça t’enveloppe. On voit tous ces gens qui viennent en famille. C’est grandiose. En France, il y a un ou deux kops qui chantent. Là, tout un stade, debout avec des écharpes. » Forcément, le Camerounais est tombé de haut quand il a signé à Toulouse dans la foulée. « Là il y avait quelques trous d’air dans le stade… »

« Tout le monde scandait mon nom. Je ne l’oublierai jamais »

Paradoxalement, son plus grand souvenir de communion avec le public écossais reste une journée noire. Victime d’une rupture du tendon d’Achille contre le Milan AC, il avait reçu ce jour-là la plus belle ovation de sa carrière : « Je me tordais de douleur, mais quand on m’a transporté sur la civière, tout le monde applaudissait et scandait mon nom. Je ne l’oublierai jamais », souffle JNPD, qui frétille déjà à l’idée d’entendre le « You’ll Never Walk Alone » de mardi soir. Une bonne raison de ressortir du placard l’une de ses plus belles écharpes.