John Reid suucède à Brian Quinn

John Reid, l’ancien ministre britannique de l’Intérieur, a été confirmé lundi comme nouveau président du Celtic Glasgow lors de l’Assemblée générale annuelle du célèbre club de football écossais

Reid, 60 ans, en charge du Home Secretary jusqu’au départ de Tony Blair en juin et l’avènement de Gordon Brown comme Premier ministre, avait été désigné en septembre par le Comité directeur du Celtic pour succéder à Brian Quinn. « Je considère cela comme le plus grand honneur de ma vie », a déclaré John Reid lors de l’AG annuelle du Celtic. « Lorsque vous venez dans ce club, vous laissez derrière les antécédents, la division religieuse et la division politique. Ce n’est pas un forum pour un débat politique », a-t-il ajouté. « Je suis un membre de la famille du Celtic et un supporter de longue date », a souligné l’ancien ministre.

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Les tensions religieuses entre le Celtic, un club à prédominance catholique, et les Glasgow Rangers, son rival historique dont la base des supporters est à très large majorité protestante, représentent une caractéristique de longue date du football écossais. Malgré le soutien d’une large majorité des actionnaires du Celtic, une poignée de ceux présents lundi a contesté sa nomination. John Reid, qui a occupé neuf postes ministériels sous la décennie au pouvoir de Tony Blair, devrait renoncer à briguer un nouveau mandat de député aux prochaines élections générales, alors qu’il siège depuis vingt ans à la chambre des Communes où il est actuellement l’élu de la circonscription écossaise de Hamilton North et Bellshill.

Le Celtic Glasgow, champion en titre, occupe actuellement la première place au classement du Championnat d’Ecosse (après 13 journées) avec 3 points d’avance sur les Glasgow Rangers.

R.I.P. Phil O’Donnell

A 35 ans, Phil O’Donnell est décédé samedi en fin d’après midi sur un terrain de football, victime d’un violent malaise lors de la rencontre entre son club de Motherwell et Dundee United (5-3) alors qu’il s’apprêtait à être remplacé à quelques minutes du coup de sifflet final.

L’Ecosse est en deuil samedi soir après cette mort. Immédiatement après l’annonce de la tragique nouvelle, des centaines de supporteurs, les larmes aux yeux, sont venus se recueillir à Fir Park, le stade de Motherwell sur lequel Phil O’Donnell aura passé les dernières minutes de sa vie. Les gerbes de fleurs s’amoncellent et toute une ville, tout un pays, pleurent l’un des leurs.

Phil O’Donnell avait 35 ans. Il avait joué des centaines de rencontres au cours de sa longue carrière. En juin 2007, le milieu de terrain et défenseur de Motherwell avait entamé sa dernière saison dans le club de sa vie, celui qui l’avait vu débuter en 1990 à seulement 17 ans.

La retraite approchait après un long parcours, jalonné de blessures, qui l’avait vu porter également les couleurs du Celtic Glasgow, de Sheffield Wednesday et à une reprise de la sélection nationale écossaise.

Alors qu’il était sur le point d’être remplacé, Phil O’Donnell s’est effondré sur le terrain, victime d’un malaise.

Evacué sur une civière, alors qu’il était encore conscient d’après son entraîneur, pour aller à l’hôpital, il a perdu connaissance dans l’ambulance et n’a pu être ranimé lors de son arrivée aux urgences. Sa mort a été officialisée à 17h18 GMT à l’hôpital de Wishaw.

« C’est une tragédie pour sa famille, a déclaré John Boyle, le propriétaire de Motherwell. Nous ne savons pas à l’heure actuelle ce qui a causé sa mort. Nous sommes tous sous le choc et nous sommes sûrs qu’à travers tout le pays, tout le monde ressent le même sentiment. Il n’était pas seulement un joueur exemplaire mais aussi une personne exemplaire. Nous pensons tous très fort à sa femme et à leurs quatre enfants« .

Le club de Motherwell ne lui connaissait aucun problème vasculaire ou antécédent cardiaque. Son décès pourrait relancer la polémique sur le suivi médical des joueurs de football de très haut niveau. En l’espace de quatre mois, il est le second à décéder après Antonio Puerta, le défenseur du FC Séville, mort le 28 août dernier, trois jours après avoir été victime d’un arrêt cardiaque lors du match face à Getafe.

En 2003 déjà, Marc-Vivien Foé, l’ancien milieu de terrain de Lens et de Manchester City, avait perdu la vie lors d’un match de la Coupe des confédération avec le Cameroun à Lyon.

La Fédération internationale de football n’avait pas souhaité obliger les clubs à des contrôles médicaux et cardiaques plus poussés. Samedi, de nombreuses voix s’élevaient déjà en Ecosse et au Royaume-Uni pour que les institutions sportives fassent le maximum pour que l’accident qui est arrivé à Phil O’Donnell et aux autres ne se reproduise plus.

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Diomansy Kamara souhaite continuer au Celtic

Diomansy Kamara souhaite prolonger l’aventure avec le Celtic après l’été, bien que le départ récent du manager Tony Mowbray l’ait affecté.

En Janvier 2010, Fulham prêtait Kamara au Celtic pour une période de 6 mois. Il y retrouvait ainsi son coach formateur de West Bromwich, Tony Mowbray.

Cependant la semaine dernière, Mowbray a été congédié par le club. L’agent de Kamara déclarait que le départ de l’entraineur du Celtic n’inciterait pas le joueur à rester plus longtemps à Glasgow.

Pourtant sur le site officiel du Celtic, Diomansy Kamara semble penser le contraire et annonce officiellement « Quitter le Celtic ne fait pas parti de mes plans »

« J’ai lu beaucoup de choses fausses dans les journaux, surtout lorsque quelqu’un a mentionné que Fabrizio Ferrari parlait en mon nom. Mais, il ne parlait en aucun cas pour moi »

« Celtic est un club important pour lequel j’ai beaucoup de respect. J’ai bien débuté ici, et marqué plusieurs buts. Je joue avec de bons joueurs dans une bonne équipe. J’ai été impressionné par le club et les supporters, je suis content de rester ici. Mon seul soucis a été cette blessure »

L’attaquant sénégalais, âgé de 29 ans, est enthousiaste a l’idée de revenir sur le terrain, prêt à affronter Ross County en demi-finale de la Coupe d’Ecosse. Elément important de l’équipe, Kamara risque de remettre en question certains paris en ligne de football.

« J’espère bien rester au Celtic, et je pense pouvoir faire de bonnes choses à l’ avenir »

Marc Crosas, Celtic dans la peau

Le milieu de terrain Marc Crosas insiste sur le fait qu’il n’a aucune envie de quitter le Celtic cet été.

L’espagnol de 22 ans avait été formé sous la coupe du manager Tony Mowbray, mais semble avoir eu des difficultés à se faire valoir sous l’intérim du boss Neil Lennon.

Cependant, l’ancienne star du Barca annonce qu’il compte bien finir son contrat avec le Celtic. Il lui reste deux ans à Glasgow, ou il semble s’y sentir a sa place.

« Qui sait, je pourrais bien avoir envie de signer un autre contrat quand le temps sera venu, mais j’aime beaucoup ici. Je ne veux certainement pas partir » confie le milieu de terrain a BBC Sport.

Crosas s’était séparé de son club barcelonais en 2008, et certaines rumeurs laissent penser qu’il aurait été tenté par un transfert vers son pays natal suite à l’intérêt que le club malagueños lui aurait porté. D’un autre coté, le Barca pourrait tout à fait opter pour le rapatriement de leur joueur à Nou Camp selon le deal initial défini avec Glasgow.

Mais le milieu de terrain déclare : « Je ne veux même pas penser à partir de Glasgow. C’est un endroit super et chaque fois que ma famille me rend visite, ils se rendent comptent que j’y suis très heureux. C’est important pour moi. »

Cependant, Crosas n’a pas vraiment eu l’occasion de faire ses preuves sous le commandement de Lennon, sa dernière apparition sur le terrain fut peu glorieuse lors du match de demi-finale en Coupe d’Ecosse opposant Ross County. Cette défaite pour le Celtic fit baisser généreusement les cotes des paris en ligne de football.

« Je suis un footballer par-dessus tout, et je veux jouer. Le seul match auquel j’ai participe sous Neil Lennon est celui contre Ross County, et ca a été dur de revenir dessus depuis »

« Tu ne sais jamais ce qui peut arriver dans le football. Un nouvel entraineur pourrait venir, et ne pas vouloir de moi ; si c’est le cas alors je devrais trouver une autre option »

Mais, Crosas a bon espoir, et parait déterminé à aider le Celtic Glasgow, confiant à la BBC Sport qu’il souhaite faire de son mieux lors des entrainements afin de faire changer l’avis de Lennon. Il souhaite faire preuve de vivacité et pense pouvoir élever son club la prochaine saison.

Aiden McGeady

Aiden McGeady est la nouvelle star du football écossais et irlandais. Le milieu de terrain du Celtic Glasgow suscite l’intérêt des plus grands clubs européens. À 21 ans, son avenir s’annonce radieux.

Il ne se passe pas une journée en Écosse sans que l’on cherche à comparer Aiden McGeady aux grands anciens attaquants écossais et aux grands joueurs actuels. Martin O’Neill qui l’a vu débuter au sein du Celtic Glasgow le compare à Ronaldinho. Artur Boruc, le gardien polonais des Bhoys n’hésite pas à dire qu’il possède un talent comparable à celui de Cristiano Ronaldo. N’en jetez plus. Au Celtic Park on pense avoir trouvé le digne successeur de Jimmy Johnstone, l’ancienne gloire locale, considéré comme le plus grand joueur de l’histoire du club écossais. Pisté par les plus grands depuis son plus jeune âge, McGeady ne souhaitait qu’une chose : défendre les couleurs du club qu’il supporte depuis son enfance.

Manchester United et Arsenal doivent regretter que le joueur n’ait pas choisi leur équipe lorsqu’à 15 ans, ils lui faisaient les yeux doux. Désormais le joueur montre une telle insouciance, une telle créativité et un talent individuel incomparable, que les supporters du Celtic l’ont surnommé « Aideninho » ou encore « The Green Garincha ». Il faut dire que le joueur, qui a choisi à la surprise générale de représenter l’Irlande, jongle depuis son plus jeune âge avec des balles de tennis ou de golf : « Il a un talent naturel, il est capable de créer des actions géniales en un clin d’œil ». Un compliment signé Lionel Messi après le huitième de finale de la C1 face au Barça et son génie argentin.

Avec son numéro 46 dans le dos, le jeune joueur doit encore devenir plus régulier. Mais sa capacité à éliminer les adversaires et son volume de jeu font de lui une star montante du football européen. Les plus grands clubs du continent vont se battre cet été ou les suivants pour le recruter. Devant toutes ces sollicitations et ces hommages, le joueur reste serein et lucide : « Je ne sais jamais trop quoi penser. Les gens disent ce qu’ils veulent. Dans un sens, c’est flatteur. Mais je sais qu’il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Continuer à gagner des titres et offrir du bonheur aux supporters. C’est ça qui me motive avant tout » a déclaré le joueur dans le Scotsman, il y a quelques semaines. « J’espère juste que lorsque je partirai, les fans m’auront apprécié pour ma contribution à la réussite du Celtic en Écosse et en Europe » ajoute-t-il. L’histoire est en marche.

John Hartson

La récente retraite d’Hartson est un drame. Pas tant pour lui que pour le football, et le football britannique en particulier. Gros, roux, puis chauve, John Hartson était l’archétype du joueur britannique que les latins adorent détester. Et pourtant… Pointe de fixation hors pair et joli petit palmarès hors stade, John Hartson était de ses footballeurs précieux qui savaient jouer des coudes. Et pas seulement sur le terrain… – Par Marc Hervez, à Swansea pour So Foot.

John Hartson est content. Depuis qu’il est rangé des vestiaires, on ne peut pas dire que la presse étrangère se soit manifestée plus que ça. Alors quand il accueille un Français dans son propre pub de Swansea, c’est forcément du all inclusive.

Des heures et des heures à picoler, à se remémorer les moments les plus cons d’une carrière qui n’en manque pas –comme cette fois où il avait habillé son chien en costard-cravate Burburry, « c’était pour Noël, j’ai voulu lui payer son costume trois pièces pour me marrer. Bon, ça m’a coûté 500 livres, mais c’était du sur mesure… »–, à taper des billards avec des sosies de Francis Begbie, pour finir par s’écrouler sur la table et finir l’interview en roue libre (c’est-à-dire endormi, avec le magnéto qui enregistre les conversations entre John et ses potes gallois).

Hamburgers et sandwichs à l’échalotte

Aujourd’hui, John Hartson s’occupe en commentant de temps à autres des matchs de Scottish League pour la chaîne TV Setenta et joue tous les lundis soir au billard en s’enfilant des sandwichs beurre-échalotte avec ses potes. Cela ne fait pas trois mois qu’il a décidé de raccrocher les crampons que John Hartson a déjà pris une bonne dizaine de kilos. C’était prévisible. Déjà, sous le maillot du Celtic, on pouvait prédire à l’avant-centre gallois un avenir en XXL. « Mon poids, c’est un problème contre lequel je me suis battu durant toute ma carrière ». Le Sun a classé Big John au dixième rang des plus gros joueurs de l’histoire du football.

L’histoire, justement, il en fait officiellement partie depuis le 7 février dernier, date à laquelle il décida de mettre un terme à sa carrière professionnelle, en plein milieu d’une saison pourtant pas trop mal entamée. Motif ? Les exigences du football moderne ne collaient pas tout à fait avec son régime alimentaire. « J’en avais marre de devoir doubler les séances lorsque j’avais mangé un hamburger, explique-t-il. Et puis j’avais perdu ma place de titulaire à West Bromwich Albion en même temps que ma combativité. Je n’avais plus l’envie, tout simplement. J’adorais sentir la pression avant les matchs, c’est clair, mais les entraînements, bon bah… je ne vais pas les regretter quoi ». John Hartson n’a jamais aimé s’entraîner. « Le vélo, la muscu et la gym, il ne voulait pas en faire, et il trouvait toujours un compromis pour esquiver. Sa tactique, c’était de se mettre le kiné dans la poche pour faire ce dont il avait envie. Les petits jeux, pareil, tu lui donnais la balle, il ne faisait pas l’effort », se remémore Didier Agathe, son ancien coéquipier au Celtic.

Pourtant, pendant seize ans que le Gallois aura littéralement terrorisé les défenseurs adverses. Car Hartson, c’était avant tout une certaine conception de l’engagement physique. « J’adorais détester mon adversaire direct. Lui rentrer dedans pendant une heure et demie, aller au contact, me battre sur tous les ballons. Mais maintenant, le jeu a changé. Avant, vous pouviez jouer des coudes et mettre des coups en douce. Mais maintenant, pfff… vous risquez sans cesse l’expulsion. Il faut être ultra discipliné. Tout réfléchi, je crois que j’ai décidé d’arrêter au bon moment. »

L’histoire dite du mouton

Gamin, John Hartson était loin d’être la brute épaisse qui cogne tout le monde à la récré. « J’étais petit et fluet. C’est d’ailleurs ce qui m’a incité à choisir le foot au détriment du rugby. Et puis à treize ans, je me suis mis à la boxe, et, étant moins costaud que les autres enfants de mon âge, j’ai dû compenser par une plus grande combativité. C’est de là que me vient mon fameux fighting spirit », confie-t-il. L’idole du jeune rouquin s’appelle alors Ian Rush : « Il avait tout pour être mon héros : il jouait pour Liverpool, marquait des buts et était Gallois ». Puis vint l’heure de la première pinte -« vers quatorze ans »-, indéboulonnable alliée des joueurs britanniques des nineties. « Oui, c’est vrai, j’aime bien boire quelques coups avec des amis. En France, les joueurs fument, et vous ne leur dîtes rien. Bon ben moi, c’est la bière », se justifie celui qui, à peine sa carrière terminée, s’est empressé d’acheter un pub dans sa ville natale de Swansea. L’hygiène du sportif de haut niveau, la diététique et tout le tralala, John n’en a jamais eu grand-chose à foutre. « Un soir, quand je débutais à Lutton, deux potes sont venus directement de Swansea pour me rendre une visite. On était bourrés. On avait un van et, sur le chemin du retour, on s’est arrêté dans un champ pour pisser. Et là, il y avait un mouton. Alors on a embarqué l’animal à l’arrière du van et on l’a ramené chez moi. Le lendemain, j’avais complètement oublié le mouton. Il était dehors et avait ravagé mon jardin. » Le genre d’histoires qui n’existent que dans les meilleures biographies des meilleurs joueurs britanniques (de Best à Gazza). Et pourtant, John ne plaisantait pas avec la gagne sur le terrain. Par exemple, il jure mordicus n’être jamais sorti les veilles de match. « C’est vrai, John sortait pas mal, mais honnêtement je n’ai pas vu beaucoup d’avants-centres comme lui, techniquement parlant. Lorsqu’il avait le ballon, personne ne le lui enlevait. Par rapport à sa corpulence, il était techniquement hors normes », relate Agathe.

Une baston à l’entraînement

A dix-neuf ans, Hartson décide de quitter Luton pour un club au standing nettement supérieur, Arsenal. Il est alors l’adolescent le plus cher de l’histoire du foot britannique. Il y connaîtra trois entraîneurs en deux ans, et marquera en finale de coupe des coupes. Une finale, perdue évidemment, contre Saragosse. Fraîchement arrivé, Arsène Wenger décide de mettre la main sur Bergkamp. L’Alsacien prévoit alors une alternance régulière entre le Gallois et Ian Wright pour accompagner le Hollandais. Mais à 20 ans, Hartson veut avant tout glaner ses galons de titulaire en équipe nationale, d’autant qu’une place est laissée vacante depuis le départ de Mark Hugues. Pour cela, il ne peut se permettre d’être titulaire un match sur deux et décide de partir pour West Ham. Si le buteur soigne ses stats chez les Claret and Blue, l’histoire finira mal. « J’ai marqué beaucoup de buts pour les Hammers, et la seule chose qu’ils ont trouvé à faire, ça a été de me revendre contre mon gré, tout ça parce que Wimbledon leur proposait le double de ce qu’ils avaient raqué pour m’acheter, lâche-t-il, la rancœur au bord des lèvres –donc de la mousse. Ils se sont fait du fric sur mon dos et le lendemain de mon départ, ils faisaient signer Scott Minto, Di Canio et Marc Vivien Foé. Quel manque de reconnaissance, putain ! Le foot, c’est vraiment un milieu où les gens cherchent à se baiser les uns les autres. » En vérité, John l’a un peu cherché. Un matin de 98, il n’avait rien trouvé de mieux à faire que de défigurer son coéquipier Eyal Berkovic en pleine séance d’entraînement. Le tout, bien sûr, devant les caméras de la Sky. « Ce n’est pas quelque chose dont je suis très fier. On s’est accrochés. Alors qu’il était à terre, je lui ai donné un coup de pied au visage, et là il s’est levé et m’a giflé. Je lui ai donc envoyé mon poing sur la figure. Et puis comme il saignait, j’ai décidé de m’excuser. » Big Bad John prendra une grosse amende et trois matchs de suspension. Mais surtout, il gagnera ses galons de bad boy du foot pour l’éternité, même si tous les (autres) joueurs qui l’ont côtoyé louent sa gentillesse et sa simplicité hors du terrain. Une réputation qu’il traînera ensuite à Wimbledon, à Coventry et surtout au Celtic Glasgow, où il jouera le meilleur football de sa carrière sous les ordres de Martin O’Neill.

Recalé quatre fois lors de la visite médicale

L’entraîneur nord irlandais savait qu’il tenait là un bon bourrin, mais pas que. Hartson se souvient : « O’Neill m’a dit : ‘Je ne veux pas que tu ailles sur les ailes. Reste dans cette putain de surface. Je vais leur dire de te balancer des ballons dans la boîte, et tu marqueras des buts ». « John c’était vraiment le genre de target man sur lequel on pouvait jouer des longs ballons. Il avait un jeu de tête extraordinaire. Tu mettais un ballon dans la surface, avec lui, c’était but une fois sur deux », s’enflamme Didier Agathe. Mustapha Hadji, qui le croisa brièvement à Coventry, se souvient, lui, d’un joueur « techniquement limité mais qui, au Celtic, était transformé. C’était devenu un monstre ». Avec Larsson et Chris Sutton, le natif de Swansea était le troisième larron d’une attaque qui a redonné ses lettres de noblesse au Celtic Glasgow, après une décennie de domination du voisin protestant, qu’il aurait d’ailleurs pu rejoindre un an plus tôt s’il n’y avait eu ce genou récalcitrant. Une spécialité pour le Gallois qui aura réussi l’exploit de foirer pas moins de quatre visites médicales au long de sa carrière.

Grâce à son but exceptionnel à Anfield en quarts de finale, Hartson sera à jamais associé à la formidable épopée du Celtic en coupe UEFA 2002-2003, où les Bhoys seront battus en finale par le Porto de Mourinho (3-2 a-p). Blessé au dos, Hartson n’avait d’ailleurs pas pu jouer la finale, disputée à Séville, son plus grand regret. « Est-ce que le résultat aurait été différent ? Franchement, je ne pense pas. Vous m’avez déjà vu sous la chaleur ? Je deviens tout rose dès la première accélération. Non, moi, c’est le froid, la pluie, et rien d’autre. C’est d’ailleurs pour cela que je ne suis jamais parti à l’étranger », confesse t-il.

Hartson enfilait également les buts avec l’équipe nationale. Avec les Giggs, Bellamy et Gary Speed, il fut même tout près de disputer l’Euro portugais. « On a été battu en barrage par la Russie. Pourtant à cette époque, on prenait tout le monde au Millenium. On avait baisé l’Italie en poules, puis L’Allemagne, L’Argentine et la République Tchèque en amical. »

« On ne se bat jamais pour se marrer »

Puis vint l’heure du déclin, qui, faut pas se la raconter, arrive quand même plus vite chez les joueurs un peu gras que chez les autres. Fraîchement divorcé, addict au jeu, Hartson ne va pas bien et perd sa place de titulaire sous les ordres de Strachan, arrivé chez les Hoops en 2005. S’en suivent alors quelques allers retours dans entre WBA et Norwich City, sans succès. Même dans les divisions inférieures, le buteur peine à s’imposer. Le crépuscule de la carrière de John arrive bien plus vite que prévu.

La vérité : Hartson n’avait plus trop sa place dans le football d’aujourd’hui. « Les joueurs sont devenus des robots. Tout le monde est rapide, musclé et endurant. Mais il n’y a presque plus de joueurs de caractère. Si les gens aiment voir jouer Rooney, c’est parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils vont voir. Va-t-il frapper quelqu’un, se faire expulser ou marquer un but exceptionnel ? Bon ben moi, c’était pareil. » Le 7 février 2008, John Hartson s’en est allé, et une certaine idée du foot britannique avec lui. La lignée des Gascoigne, Paul Merson ou Vinnie Jones. Une légende raconte même qu’il se serait battu avec l’acteur de Snatch et Arnaques, Crimes et Botanique, accessoirement le parrain de sa fille, comme ça, pour la déconne. « En fait c’est faux, glisse t-il vers deux heures du mat’, en s’enfilant sa huitième et dernière pinte –avant de passer au Whisky Coca. La police a mal rapporté les faits. Il y a effectivement eu une bagarre, il y avait effectivement Vinnie, mais il y avait surtout une troisième personne, qui nous avait insultés. On ne se bat jamais pour se marrer. » Sur le terrain comme en dehors, John Hartson se battait avant tout pour gagner.

– Tous propos recueilis par Marc Hervez.

L’étoile filante de Calcutta

Portrait : Mohamed Salim. Il est le premier footballeur non-européen à avoir évolué sur le Vieux Continent, mais il n’est ni sud-américain, ni africain…

1936. L’Inde est sous domination coloniale anglaise et pendant que les nationalistes luttent pour l’indépendance, les classes populaires tiennent tête aux occupants à leur manière : en jouant au football. Évidemment, pas de protège-tibia ou de crampons. On tape pieds nus dans la balle sur les rives du Gange. Dans la ville de Calcutta, c’est le Mohameddan Sporting Club qui domine et cette année-là, le club remporte son cinquième titre consécutif en Calcutta League.

Mais 1936, ce sont aussi les Jeux Olympiques, et l’équipe indienne est invitée à disputer deux matches de préparation en Chine. La plupart des joueurs retenus, évidemment amateurs, proviennent du club de Mohammedan et parmi eux, l’ailier virevoltant Mohammed Salim. Il réalise un très bon match avec l’équipe olympique et impressionne Hasheem, son cousin venu lui rendre visite de la lointaine Angleterre. À tel point que celui-ci le persuade de rentrer avec lui pour tenter sa chance en Europe, au lieu de jouer le deuxième match amical. C’est ainsi que tous deux vont prendre le bateau, direction le Vieux Continent et Londres !

Un Indien dans la ville
Après avoir visité la capitale, les deux cousins se rendent au Celtic Park de Glasgow. Sur place, ils rencontrent Willie Maley, manager du Celtic auquel le cousin Hasheem demande de prendre Mohammed à l’essai. Incrédule, Maley leur rit au nez. Comment un Indien, nu-pieds, amateur de surcroît (les joueurs écossais sont déjà professionnels), peut-il prétendre revêtir la tunique verte et blanche ? Hasheem ne s’en laisse pas conter et met en œuvre tout son talent de persuasion. Il réussit à convaincre Maley de tester l’Indien devant un millier de spectateurs et trois entraîneurs. Tous sont bluffés, l’essai est concluant et Salim est retenu pour le match amical contre Hamilton.

Stupeur : la victoire 5-1 de Glasgow devient anecdotique tant spectateurs et observateurs n’ont d’yeux que pour cet ailier aux pieds bandés. Il joue un second match contre Galston (victoire 7-1), et le 29 août 1936, fait la une du Scottish Daily Express dans un article intitulé « Indian Juggler – New Style » (littéralement « Le Jongleur Indien – Un Nouveau Style »). Plus bas, le journaliste écrit que Salim a « hypnotisé la foule présente à Parkhead » ce soir-là en « faisant rouler le ballon sur ses orteils ».

Indian blues
Après quelques mois en Écosse pendant lesquels il enchante les Bhoys, le mal du pays le ronge et sa famille lui manque. Pour tenter de le retenir, le club, compréhensif, lui propose d’organiser un match de charité en son honneur et de lui offrir 5% des revenus. Une somme considérable à l’époque. Salim refuse ce match mais demande à recevoir l’argent (£1,800), pour en faire don à un orphelinat, et rentre chez lui en Inde. C’est la fin de l’aventure européenne de Mohammed Salim, footballeur indien sur le vieux continent.

La légende raconte que plusieurs années plus tard, au crépuscule de la vie de Salim, son fils transmit une lettre au Celtic pour les prévenir que son père était malade et qu’il avait besoin d’argent pour payer le traitement. Il dit alors : « Cette lettre n’était pas motivée par l’argent. Je voulais savoir si Mohammed Salim était toujours présent dans leur mémoire. À ma grande surprise, je reçus une réponse de leur part ». Celle-ci s’accompagnait d’un chèque et d’un maillot vert et blanc.

Thomas Gravesen met fin à sa carrière

Monument du football des années 1990 et 2000 en raison de son engagement souvent exagéré, Thomas Gravesen a annoncé ce mardi la fin de sa carrière. L’ancien joueur d’Hambourg, du Celtic, d’Everton et du Real Madrid notamment a fait savoir raccrochait les crampons à 32 ans, six mois après avoir rompu son contrat avec le Celtic.
L’international danois Thomas Gravesen, 32 ans, passé notamment par Hambourg, Everton, le Real Madrid et le Celtic Glasgow, a annoncé mardi qu’il mettait fin de sa carrière, rapporte l’agence Ritzau.

« J’ai passé des années extraordinaires à l’étranger, j’ai joué et habité dans quatre pays. J’ai beaucoup de gens à remercier », a indiqué le footballeur dans un communiqué diffusé par son agent, John Sivebaek, et publié dans la presse danoise.

Après des débuts à Vejle, en première division danoise, en 1995, Gravesen était parti au Hambourg SV en 1997, qu’il contribue à qualifier en Ligue des champions.

Sa carrière s’est poursuivie en Angleterre après son transfert en 2000 à Everton, où son style agressif et ses talents de récupérateur ont fait merveille.

Avec des prestations réussies en équipe nationale, notamment lors de la Coupe du monde 2002 et l’Euro 2004, il a suscité l’intérêt du Real Madrid, qui l’a recruté en 2005. Le transfert a marqué l’apogée de sa carrière : après des débuts réussis, il a enchaîné les mauvaises performances avec le club madrilène où il était davantage remarqué pour sa maladresse et sa brutalité.

En 2006 il est transféré au Celtic de Glasgow, mais il a perdu sa place de titulaire et doit être prêté à Everton. Sans club après la rupture de son contrat en août 2008 avec le Celtic, il est rentré au Danemark.

Gravesen avait mis fin à sa carrière internationale en 2006, après 66 matches au cours desquels il a inscrit 5 buts avec le Danemark.

Steve Guppy

Ex-International anglais, Steve Guppy signe de Leicester City au Celtic lors de l’été 2001.

Il naquit le 29 mars 1969. Il obtiendra sa première et unique cape en équipe d’Angleterre face à la Belgique en 1999, ayant joué aussi pour l’équipe des moins de 21 ans, l’Angleterre B et l’Angleterre semi-pro.

Steve Guppy se rend à Glasgow en même temps que John Hartson, ainsi que Mohamed Sylla.

Considéré comme un joueur moyen en Angleterre (pourtant international anglais ! ) c’est Martin O’Neill qui décèle en lui un certain talent, et donc atout précieux pour les Bhoys.

Au club celte, il aura la forte concurrence à son poste de Alan Thompson coté milieu gauche. Mais lors de ses apparitions sur le terrain, on ne peut nier son efficacité et l’apport qu’il apporta au club, mais on peut dire quand même un peu en dessous du niveau de Thompson.

Lors de la fantastique saison 2003, qui vit le Celtic arriver en finale de la CUEFA face à Porto, grâce notamment à une saison fabuleuse de Henrik Larsson (mais quelle saison ne fut pas fabuleuse de la part de Larsson ? ), il est mis en marge de l’équipe, et de plus se fait opérer d’une hernie en avril de la même saison.. Ce qui le pousse encore un peu plus loin de l’équipe première.

Steve Guppy

Sa carrière au sein des Bhoys ne fut ni un super succès, mais pas non plus un désastre. Sa contribution a tout de même été notable, mais limitée.

En janvier 2004, il retourne à Leicester City pour six mois, fait un passage à Leeds United, ancien club mythique des années 1990 en Angleterre (et avec Eric Cantona alors), puis se rend à Stoke City, puis Wycombe. Il fait par la suite un court passage à Washington DC United dans la Major Soccer League, mais sans marquer réellement les esprits.

Il retourne alors en Angleterre et Stevenage Borough, jusqu’en mai 2007, atteignant la finale du Trophée FA Cup, au nouveau stade de Wembley, devenant ainsi le premier joueur à avoir joué dans les deux stades de Wembley, ancien et nouveau.

Il a depuis pris sa retraite de footballeur et s’occupe de l’encadrement des jeunes et assistant entraîneur aux Colorado Rapids dans la Major Soccer League.

Voilà, c’était un petit hommage à un joueur du Celtic, qui ne marquera pas les esprits, mais restera comme un des internationaux anglais ayant porté le maillot des Bhoys. Bonne chance pour la suite à Steve aux Etats-Unis.

Remembering Phil O’Donnell

phil

Le jeudi 29 décembre, marque le quatrième anniversaire de la mort tragique et inopportune de Phil O’Donnell à l’âge de 35 ans.

Il jouait pour Motherwell pendant un match face Dundee United en 2007 lorsqu’il s’est effondré alors qu’il allait être remplacé. Emmené d’urgence à l’hôpital, il décèdera sur le trajet. Sa mort a suscité beaucoup d’émotion dans le football écossais.

À la fin de la saison de 2007/08, plus de 60 000 partisans ont assistés à Celtic Park à un match d’hommage entre le Celtic et Motherwell avec qui il avait remporté la Coupe d’Ecosse en 1991.

Phil a joué un rôle plus que prépondérant dans la vie des deux club

Il a commencé sa carrière à Motherwell et à l’âge de 19 ans, il a aidé le club à gagner la Coupe d’Ecosse en 1991, marquant un but dans une palpitante victoire sur Dundee United, de 4 buts à 3, en finale à Hampden Park.

En septembre 1994, Tommy Burns fait signé Phil au Celtic. Il devient le transfert record de Mortherwell qui touchera pas loin de 1,75M£.

Il remporte la Coup d’Ecosse avec le Celtic à la fin de cette saison où ils battent Airdrie 1-0 en finale. Il faisait également partie de l’équipe du Celtic qui en 1998, gagne leur premier titre de champion depuis une décennie.

Pendant cinq ans au Celtic (entre 1994-99), Phil a fait un total de 121 match et marqué 20 buts.

De Celtic, il a été transférer à Sheffield Wednesday, restant là jusqu’à 2003. Il décide ensuite de revenir en Ecosse, où il rejoint Motherwell en 2004 et où il sera capitaine durant les trois saisons qui suivirent.

Sa mort triste et inopportune à l’âge de 35 ans, a privé le football d’un excellent joueur et d’un grand modèle pour les jeunes.

RIP Phil’