R.I.P. Phil O’Donnell

A 35 ans, Phil O’Donnell est décédé samedi en fin d’après midi sur un terrain de football, victime d’un violent malaise lors de la rencontre entre son club de Motherwell et Dundee United (5-3) alors qu’il s’apprêtait à être remplacé à quelques minutes du coup de sifflet final.

L’Ecosse est en deuil samedi soir après cette mort. Immédiatement après l’annonce de la tragique nouvelle, des centaines de supporteurs, les larmes aux yeux, sont venus se recueillir à Fir Park, le stade de Motherwell sur lequel Phil O’Donnell aura passé les dernières minutes de sa vie. Les gerbes de fleurs s’amoncellent et toute une ville, tout un pays, pleurent l’un des leurs.

Phil O’Donnell avait 35 ans. Il avait joué des centaines de rencontres au cours de sa longue carrière. En juin 2007, le milieu de terrain et défenseur de Motherwell avait entamé sa dernière saison dans le club de sa vie, celui qui l’avait vu débuter en 1990 à seulement 17 ans.

La retraite approchait après un long parcours, jalonné de blessures, qui l’avait vu porter également les couleurs du Celtic Glasgow, de Sheffield Wednesday et à une reprise de la sélection nationale écossaise.

Alors qu’il était sur le point d’être remplacé, Phil O’Donnell s’est effondré sur le terrain, victime d’un malaise.

Evacué sur une civière, alors qu’il était encore conscient d’après son entraîneur, pour aller à l’hôpital, il a perdu connaissance dans l’ambulance et n’a pu être ranimé lors de son arrivée aux urgences. Sa mort a été officialisée à 17h18 GMT à l’hôpital de Wishaw.

« C’est une tragédie pour sa famille, a déclaré John Boyle, le propriétaire de Motherwell. Nous ne savons pas à l’heure actuelle ce qui a causé sa mort. Nous sommes tous sous le choc et nous sommes sûrs qu’à travers tout le pays, tout le monde ressent le même sentiment. Il n’était pas seulement un joueur exemplaire mais aussi une personne exemplaire. Nous pensons tous très fort à sa femme et à leurs quatre enfants« .

Le club de Motherwell ne lui connaissait aucun problème vasculaire ou antécédent cardiaque. Son décès pourrait relancer la polémique sur le suivi médical des joueurs de football de très haut niveau. En l’espace de quatre mois, il est le second à décéder après Antonio Puerta, le défenseur du FC Séville, mort le 28 août dernier, trois jours après avoir été victime d’un arrêt cardiaque lors du match face à Getafe.

En 2003 déjà, Marc-Vivien Foé, l’ancien milieu de terrain de Lens et de Manchester City, avait perdu la vie lors d’un match de la Coupe des confédération avec le Cameroun à Lyon.

La Fédération internationale de football n’avait pas souhaité obliger les clubs à des contrôles médicaux et cardiaques plus poussés. Samedi, de nombreuses voix s’élevaient déjà en Ecosse et au Royaume-Uni pour que les institutions sportives fassent le maximum pour que l’accident qui est arrivé à Phil O’Donnell et aux autres ne se reproduise plus.

Phil

Celtic FC- Rapid Vienne : Une animosité inattendue !

Il existe des rivalités que l’on ne présente plus : les derbys viscéraux, comme Celtic-Rangers, ou les rivalités nationales historiques comme Inter-Juventus. D’autres sont plus surprenantes et naissent entre deux clubs de pays différents, par exemple un soir de coupe d’Europe. Les joueurs ayant une fâcheuse tendance à en rajouter sont généralement mal perçus en Grande-Bretagne à l’exception bien évidemment du club pour lesquels ils jouent, comme Luis Suarez. Le club du Rapid Vienne n’échappe pas à la règle, pris en grippe un soir de novembre 84 par les supporters du Celtic n’appréciant que modérément la tournure des événements.

1984, nous ne parlons pas ici de la fiction de George Orwell mais de football, même si le récit pourrait relever du fantastique. Défait 3-1 lors du match aller au stade Gerhard Hanappi de Vienne, la tâche s’annonce ardue pour le Celtic afin de parvenir à rallier les quarts de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes. Tous les ingrédients sont néanmoins réunis pour une folle soirée de coupe d’Europe. Tout d’abord, il s’agit là du bon vieux système de matchs à élimination directe, plein d’émotions et de retournements de situation, loin de la fadeur des poules interminables que l’on voit de nos jours, servant à engraisser entre autres les télés. Ensuite, le Celtic a une équipe compétitive et peut rêver à n’importe quel exploit, appuyé par son formidable public, qui lors de la saison précédente a déjà renversé un écart similaire de deux buts en étrillant le Sporting CP 5-0 au retour à Parkhead. En face, le Rapid Vienne du plus célèbre des tireurs de penalties, Antonin Panenka (qui n’a pas disputé le match), s’annonce comme une opposition rugueuse, l’ayant prouvé contre Dundee United la saison précédente dans une rencontre quelque peu physique.

Patate de forain et middle-kick

McClair ouvre le score à la 32ème minute à la suite d’un centre de Provan, lui-même magnifiquement bien servi par un Paul McStay des grands soirs. Puis peu avant la pause, c’est MacLeod qui inscrit le second but, d’une demi-volée du gauche allant se nicher dans le petit filet opposé, suite à un mauvais renvoi de la défense autrichienne. Le Celtic est à ce moment-là qualifié au bénéfice du but à l’extérieur et ne sera plus inquiété jusqu’à la fin du match. A la 68ème minute, McGarvey lance Burns au but. Ehn, le gardien du Rapid, est le premier sur le ballon, mais au prix d’un tacle à faire pâlir les arbitres de L1, le rouquin réussi à marquer, Ehn n’ayant pas complètement capté le ballon. Le but est accordé malgré les protestations véhémentes des joueurs viennois, et la tension monte à partir de ce fait de jeu. Complètement à la dérive, les autrichiens se réfugient derrière la violence tout d’abord, puis le vice. Le défenseur du Rapid Vienne Kienast écopera tout d’abord d’un carton rouge pour avoir couru puis frappé Tommy Burns par derrière. Puis c’est au tour d’Ehn de se faire remarquer sur une sortie, sûrement toujours amer du troisième but concédé, en collant un middle-kick très réussi dans l’abdomen du décidément très apprécié Burns, tout en s’emparant du ballon. Ce qui aurait dû être une décision évidente sombre dans le grotesque. L’arbitre suédois monsieur Johansson demande l’avis de ses juges de touche, pendant que les observateurs de l’UEFA tentent de retenir les joueurs autrichiens de rentrer au vestiaire en parlementant avec leur capitaine.

C’est là que tout bascule. Un supporter du Celtic, passablement énervé, jette une bouteille sur la pelouse. Un certain Weinhofer en profite alors pour se distinguer, se roulant par terre, meurtri de douleur. La télé prouvera que le projectile n’a aucunement ne serait-ce qu’effleuré le joueur, ne l’empêchant pourtant pas de revenir avec un bandage comme si il avait été heurté. Eddie McGarrell, premier secours pour la Croix-Rouge ce soir-là, aide Weinhofer lorsqu’il s’écroule, et témoigne par la suite : « Je n’ai vu aucun saignement, coup ou quelconque type de blessure, et il était totalement conscient ». Le Celtic manque un penalty et le match se termine sous tension. Les écossais sont qualifiés pour les quarts, bien que condamnés à £4000 d’amende pour la bouteille jetée. Le Rapid, lui, se verra infliger une amende de £5000 pour la beigne de Kienast. Fin de l’histoire, du moins le croit-on, car le Rapid, qui n’est plus à ça près, fait appel de la décision. Le verdict est plutôt étonnant : une amende doublée pour les autrichiens et le match à rejouer, et ce à plus ou moins 100 miles de Celtic Park !

Le match « d’appui » se joue le 12 décembre 1984 à Old Trafford, Man Utd jouant à Dundee Utd (encore eux) le même jour et acceptant de prêter son enceinte pour l’occasion. 40 000 bhoys font le déplacement jusqu’à Manchester afin de soutenir une fois de plus leur équipe. L’atmosphère est loin d’être cordiale, les dirigeants du Celtic refusant de saluer leurs homologues du Rapid. Les joueurs autrichiens, eux, entreront sur la pelouse affublés d’un pathétique maillot rouge, afin de tenter de s’attirer la sympathie des potentiels mancuniens présents au stade.
Le Rapid s’imposera 1-0 et pour les écossais, les tricheurs ont donc gagné. Deux joueurs viennois seront attaqués sur la pelouse, condamnant le Celtic à jouer son prochain match de coupe d’Europe à huis clos, histoire de fignoler le tableau. Les autrichiens atteindront la finale cette saison, mais seront battus par Everton 3-1 à Rotterdam, les fans des Toffees ne manquant pas de rappeler par le biais de banderoles que le Celtic aurait dû être là à leur place.

« 1984-2009 : Nous détestons toujours le Rapid »

C’est toute une génération de supporters du Celtic qui a conservé une rancœur tenace à la suite de cet évènement. Et lorsque le Rapid, 25 ans après, revint à Parkhead pour une rencontre de coupe de l’UEFA, les médias appelèrent au calme. Il n’y eut pas d’incident notoire, mais les joueurs du Rapid Vienne furent copieusement sifflés durant la rencontre, par un public pas forcément coutumier du fait, à certaines exceptions près. Le bloc 111 de la Green Brigade montra également qu’il n’avait pas la mémoire courte et sortira des banderoles avec entre autres écrit « unforgiven » (non-pardonnés), ainsi que le blason du club autrichien avec le mot « Rapid » remplacé par « liars » (menteurs), ou encore « 1984-2009 : Nous détestons toujours le Rapid ». En effet, même si beaucoup d’entre eux n’étaient pas nés ou n’étaient encore que des bambins en 84, l’Histoire du club est une chose importante que tout supporter se doit de connaitre.

Une Histoire qui se transmet de générations en générations, l’amertume des désormais pères parfaitement conjuguée avec la fougue de leurs fils, et c’est ce qu’ont prouvé les jeunes ultras du Celtic, mais aussi tout le public ce soir-là. Ironie du sort, c’est Jelavic, qui signera par la suite aux Rangers, qui marqua le but viennois permettant aux autrichiens, de ramener le nul, récompensant ainsi l’indéfectible soutien des fans autrichiens qui fût de haut niveau, orchestré par les Ultras Rapid ainsi que les Tornados Rapid, et ce de l’aveu-même de pas mal de supporters du Celtic présents. Les rivalités font partie intégrante du foot, et rendent les matchs bien plus intenses au stade, avec tous les excès qui peuvent en découler, mais n’est-ce justement pas ce qui rend ce sport si riche et unique ?

Boxing Day, une si vieille tradition

Du football le 26 décembre ? Au Royaum-Uni, avant d’être un événement télévisuel, ce fut surtout un important acquis social.

Au 19ème siècle, dans les grandes maisons victoriennes, les domestiques n’avaient qu’un seul jour de repos par an. Pas Noël, évidemment, puisqu’il fallait redoubler d’efforts, ce jour là, pour être aux petits soins pour la famille des maîtres. Non, le lendemain, 26 décembre. Les domestiques pouvaient manger librement les restes du dîner de la veille, après quoi ils étaient libres d’occuper leur temps comme bon leur semblait. Et pourquoi pas en allant assister à un match de football ?

Dès la naissance de la League, en 1888, le Boxing Day devint l’une des dates les plus importantes de son calendrier, encore qu’il fallût attendre plus de dix ans pour que ce jour de fête devienne une habitude. Ce jour-là, les stades étaient systématiquement pleins. Les dirigeants, qui savaient faire leur compte, décidèrent donc de multiplier les matches pendant ces périodes de fête. A partir de 1908, on joua un match le 26 décembre, mais également le 25 décembre. Pour pimenter l’affaire, on fit de cette double affiche une sorte de match aller-retour. En 1908, Leicester accueillit Arsenal le 25 et s’en alla retrouver les Cannoniers à Londres le 26. Quand on le put – toujours histoire de tirer tout le jus de cette belle orange -, on fit en sorte que ces deux matches soient des derbys (Tottenham-Arsenal, en 1911). Les joueurs ne se plaignaient pas – ou sans qu’on les entende… -, même s’il leur fallait traverser toute l’Angleterre pour jouer cent quatre-vingts minutes en quarante-huit heures… La Grande Guerre ne changea rien à l’affaire, au contraire. La reprise du Championnat, en 1919, vit les clubs de Division One disputer trois matches en trois jours, du 25 au 27 décembre ! En conséquence, comme l’explique Hugh Hornby, conservateur du musée du Football de Preston, « les joueurs ne se retrouvaient pas seulement ensemble sur le terrain, mais aussi dans les trains et dans les hôtels, où ils faisaient parfois chambre commune », comme ces footballeurs d’Arsenal et de Cardiff qui firent la navette entre l’Angleterre et le pays de Galles en 1921, ou ceux de Manchester United et de Newcastle, qui allèrent jusqu’à partager leur dîner de Noël la même année.

Pourquoi Boxing Day, se demandera-t-on ? Pour certains, parce que c’était alors que l’on ouvrait les boxes (troncs d’église) où étaient recueillies les aumônes faites aux pauvres de la paroisse ; pour d’autres, parce que c’était le jour où les fournisseurs des grandes maisons en faisaient le tour, une boîte (box) à la main, pour y recevoir les étrennes de leurs clients. A vrai dire, nul ne sait quelle explication est la bonne. Boxing Day, et cela devrait suffire, était le jour des plaisirs, au premier rang desquels le football. En cela, rien n’a vraiment changé.

Frère Walfrid

Une brève présentation du fondateur du Celtic, un homme de dieu et de bien.

Frère Walfrid (18 mai 1840 – 17 avril 1915) est le nom religieux de Andrew Kearns, un frère mariste irlandais et fondateur du Celtic Football Club. Sa statue repose depuis 2005 à l’entrée du Celtic Park .

Walfrid est né de John et Elizabeth Kearns Flynn dans Ballymote, un village dans le sud du comté de Sligo, dans le nord ouest de l’Irlande. Il a étudié en Irlande dans le but de de devenir enseignant.Il est important de noter que le frère Walfrid était un catholique. Une fois ses études terminées, il quitta l’Irlande pour l’Écosse ou il devint enseignant dans deux écoles catholiques de Glasgow.Les écoles Sainte-Marie et Sacred Heart. Ecole dont il deviendra le proviseur en 1874 .

Mais outre ses qualités d’enseignant, le Frère Walfrid était un homme pieu et généreux . Il a notamment beaucoup œuvré pour les pauvres. Nombreux a la fin XIXème à Glasgow notamment dans le quartier du Est End ou ce situe l’actuel Celtic Park.

Afin de venir en aide au pauvres et aux enfants il fonda un club de football pour ramasser des fonds : le CELTIC GLASGOW en 1887. L’œuvre de charité du frère Walfried fut nommée The Poor Children’s Dinner Table.

En 1887, à la suite d’un match amical à Glasgow entre Queen’s Park et Hibernian, le club des immigrés irlandais d’Edimbourg, soutenu par la majorité du public, l’idée d’un club des Irlandais de Glasgow fait son chemin dans les associations paroissiales de la ville. Sous son impulsion le club est fondé en 1888 et baptisé avec un nom unissant l’Écosse et l’Irlande : Celtic. C’était également un moyen de lever des fonds pour les pauvres et les déshérités de l’East End de Glasgow.

Il fut envoyé en 1893 à Londres , pour venir en aide de la même façon aux pauvres et enfants défavorisés de la capitale. Il y continua a organiser des matchs de foot pour les enfants des bas-quartiers tels que Bethnal green et le Bow. Son ordre religieux l’envoya dans l’East End de Londres où il continua son œuvre, notamment en organisant des matches de football pour les enfants pauvres.

Le Frère Walfrid est décédé le 17 Avril 1915 et fut enterré au Mount Saint-Michel cimetière de Dumfries.

C’est par respect et remerciement que le Celtic a honoré la mémoire de ce valeureux moine d’un monument commémoratif à l’entrée du Celtic Park.

Notons que l’on retrouve en son père fondateur l’explication des couleurs vertes et blanches du club en rapport a l’Irlande natale de frère Walfrid. Mais également la grande popularité du club dans le Est End quartier généralement assez pauvre. Et l’attachement de la communauté catholique et irlandaise au club.

Une statue de Walfrid en bronze et en granit de 3,2 mètres de haut fût érigée devant le Celtic Park le 5 novembre 2005. Elle a coûté 30 000£ (44 621 €) entièrement financée par des dons.

Polémique avec un T-shirt de Jean-Paul II porté par Boruc

Artur Boruc, le gardien de but catholique du Celtic Glasgow aime Jean-Paul II, mais ses convictions ne sont pas du goût des rivaux protestants des Rangers. Alors quand Boruc porte ce T-shirt, ça fait du bruit !

Le « Old Firm », traditionnel derby entre les frères ennemis de Glasgow est toujours bouillant. Surtout quand, à trois journées du terme du championnat, les deux équipes luttent pour le titre. Dimanche 27 avril, le Celtic bat les Rangers 3-2 et prennent cinq point d’avance en tête du championnat écossais. Rien à redire sur le terrain.

Mais la polémique éclate un peu plus tard à la sortie des vestiaires. Le portier polonais du Celtic, Artur Boruc est un admirateur d’un de ses anciens glorieux compatriotes : il porte ainsi un T-shirt à l’effigie du feu Pape polonais, Jean-Paul II avec la mention « God bless the Pope » (Que Dieu bénisse le Pape). Pas très diplomate lorsque l’on sait que la rivalité entre les deux clubs réside dans un antagonisme religieux : le Celtic est catholique, les Rangers sont protestants.

Boruc est un coutumier du fait ; il avait été averti par la police en début d’année, pour un geste jugé provocateur en direction des fans des Rangers. Par le passé, les matches entre supporteurs des deux clubs ont été marqués par une ambiance au couteau avec des insultes violentes, souvent à connotation confessionnelle. Au fait, qui a dit : « Aimez-vous les uns les autres »… ?

Les joueurs contre le racisme

Quatre anciennes stars du football dont Paul Elliott et Ramon Vega, anciens joueurs du Celtic ont pris la parole lors d’une réception pour l’UEFA EURO 2008™ afin de partager leur expérience sur le racisme et la discrimination dont ils ont fait l’objet quand ils jouaient en Europe.

Yves Eigenrauch, Ramon Vega, Paul Elliott et Anthony Baffoe, qui sont tous ambassadeurs du réseau FARE (Football Against Racism in Europe), ont participé à une session de questions-réponses dans le cadre du programme de trois semaines contre la discrimination. Le programme « Unis contre le racisme », coordonné par le FARE en collaboration de l’UEFA et avec le soutien du FIFPro (syndicat des joueurs professionnels), se déroulera pendant l’ensemble du tournoi.

Un spot télévisé

Il comprend un spot télévisé « Plusieurs langues, un seul but : Non au racisme » diffusé à chaque match, ainsi que des panneaux publicitaires aux rencontres et différentes activités pour les supporteurs. L’apogée de cette campagne culminera en demi-finale, où les capitaines d’équipe liront un message contre le racisme sur la pelouse.

Isolement

Autrefois capitaine de l’équipe de Suisse et star de la Premiership anglaise avec Tottenham, Vega est d’origine italienne. « J’ai joué au Royaume-Uni, que ce soit en Angleterre ou en Ecosse, ainsi qu’en France et en Italie, et j’ai subi des discriminations dans tous ces pays. Au Royaume-Uni, j’étais l’étranger : je me sentais isolé. En Italie aussi, j’étais la cible d’abus de la part des supporteurs, et même des autres joueurs professionnels. Mais le football est un grand facteur d’intégration. C’est pour cela que je suis ici, pour montrer ce que superbe sport peut réussir, lorsqu’il rassemble les gens et qu’il combat le racisme. »

Soutenir le progrès

De son côté, Elliot, ancien défenseur de Chelsea, du Celtic et de Bari, ajoutait : « La situation s’améliore concernant le problème du racisme dans le football, mais nous avons encore besoin de nous appuyer sur la loi et sa mise en application. Le football réunit les masses et aide à délivrer des messages sociaux importants. Je fais partie de la première génération de joueurs noirs au Royaume-Uni qui ont été victimes d’insultes de la pire sorte. Jeter des bananes, c’était la norme. Aujourd’hui, les choses sont différentes, mais tout le monde doit travailler ensemble, les individus et les agences comme le FARE, pour soutenir ce progrès. »

Combattre le racisme

Ancien international ghanéen, Anthony Baffoe a été le premier joueur africain de la Bundesliga, lorsqu’il évoluait à Cologne. « J’ai utilisé l’humour et l’ironie pour combattre le racisme lorsque j’étais en Allemagne », commentait-il. « Certains supporteurs aimaient ça, d’autres non, mais cela m’a permis d’obtenir le respect. Aujourd’hui, il suffit de regarder les meilleurs joueurs d’Europe : beaucoup d’entre eux sont Africains, comme Drogba, Adebayor ou Kanu. » Baffoe a évolué dans plusieurs pays, ce qui lui a permis de partager son expérience sur la manière dont le racisme des tribunes diffère d’un pays à l’autre.

Une route encore longue

« La dernière fois que nous nous sommes réunis au début d’un Championnat d’Europe, à Porto, nous avions de nombreux espoirs concernant ce que le réseau FARE était capable d’accomplir », analysait Piara Powar, directeur de Kick It Out, membre britannique du réseau FARE. « Je suis ravi de dire qu’au fil de ces quatre dernières années, nous sommes parvenus à nous développer sur l’ensemble du continent, et que le réseau est aujourd’hui actif dans 38 pays. Nous avons atteint plusieurs de nos objectifs, mais la route est encore longue pour éradiquer une bonne fois pour toute notre sport du cancer du racisme. »

La « provoc » de David Healy

L’agent de l’attaquant nord-irlandais de Fulham David Healy a défendu dans le Daily Mail lundi son client pour avoir mimé devant des fans du club catholique du Celtic un défilé orangiste, considéré comme une provocation par les catholiques d’Ulster.

Lors d’un match amical à Londres samedi, après avoir marqué, le buteur du club londonien a fait mine de défiler en jouant de la flûte.

Sachant qu’il est un supporteur de leur rival protestant des Rangers et voyant qu’il avait un drapeau nord-irlandais sur ses chaussures, les supporteurs du Celtic « ont chanté : +Where were you on the 12th+ (ndlr : +où étais-tu le 12 juillet+), jour du défilé orangiste à Belfast. Il a alors fait mine de jouer de la flûte. Il n’y avait aucune intention d’offenser les supporteurs », a expliqué Stephen Hugues.

En 1998, alors qu’il jouait pour les Rangers, l’Anglais Paul Gascoigne avait suscité un immense scandale avec un geste semblable à celui d’Healy lors d’une rencontre contre le Celtic, dont certaines associations du supporteurs ont longtemps affiché leur sympathie pour l’IRA et qui a de nombreux fans en Ulster.

Les Rangers et le Celtic s’efforcent depuis quelques saisons d’éradiquer les comportements et les chants sectaires de leurs tribunes. Cette saison, le gardien polonais du Celtic Artur Boruc a été critiqué pour avoir paradé devant les supporteurs des Rangers avec un tee-shirt à l’effigie du pape Jean Paul II.

Tous les 12 juillet, les protestants d’Ulster défilent au son de la musique traditionnelle dans les villes de la province britannique pour commémorer la victoire de la Boyne, remportée en 1690 par le monarque protestant Guillaume d’Orange sur les catholiques du roi Jacques.

Synonymes de violences voire d’émeutes dans le passé, ces marches se déroulent dans le calme depuis plusieurs années.

Le Celtic et la Grande Guerre

Walfrid n’aurait jamais pu imaginer que, moins de 30 ans plus tard, le club qu’il a fondé contribuerait à l’effort de guerre. A l’inverse des origines romantiques du club, le lien entre le Celtic et la Première guerre mondiale doit encore être pleinement exploré. L’ignorer encore serait refuser aux fans de football du monde entier l’accès à une partie majeure de l’histoire sociale unique du Celtic.

Par exemple Willie Angus, qui signa pour le Celtic en 1911 et y joua deux saisons (1912-13 et 1913-14) devint, le 12 juin 1915, le tout premier soldat écossais à être décoré de la Victoria Cross.

Il perdit un œil, se blessa grièvement à un pied et fut blessé 40 fois lors de la mission de sauvetage réussie du Lieutenant James Martin, un camarade originaire comme lui de la ville de Carluke, qui gisait blessé à quelques encablures des lignes de front allemandes.

Nul besoin de dire que Willie ne rejoua plus jamais pour le Celtic après. Il y eut d’autres Celts qui combattirent et qui, à la différence de Willie, ne retournèrent jamais au pays. Sur les 908 371 soldats britanniques et du Commonwealth tués pendant la Grande Guerre, sept ont porté le maillot du Celtic :

– Patrick Slavin
– Leigh Roose
– Donnie McLeod
– Archie McMillan
– Robert Craig
– John McLaughlin
– Peter Johnstone.

Bloody Sunday

Aujourd’hui c’est le 39ème anniversaire du massacre du 30 janvier 1972 à Derry, lorsque les paras britanniques volèrent quatorze vies, réprimant dans le sang une manifestation de l’Association pour les Droits civiques.

Un peu d’histoire…

De la Russie au Canada et de l’Europe à l’Afrique du Sud, plusieurs Dimanches Sanglants ont plus ou moins marqué les mémoires et l’histoire. Quatre d’entre eux ont concerné la question irlandaise. Le dernier en date, espérons que ce soit définitif, est le plus connu : le massacre de quatorze manifestants pacifiques à Derry par les paras de la british army le 30 janvier 1972. L’épisode qui inaugura cette triste série n’eut pas lieu sur le sol d’Erin, mais à Londres le 13 novembre 1887. Là aussi, une manifestation dégénéra en bain de sang.

Bloody Sunday in London, 13 nov 1887

C’était pourtant avant que la violence ne soit perçue comme un moyen d’action politique dans cette île au statut de colonie. C’était en effet le temps des luttes parlementaires légalistes qui visaient à établir en Irlande le Home Rule, c’est-à-dire un gouvernement autonome, et que menait avant tout la bourgeoisie, notamment protestante. Une première tentative de Home Rule avait échoué en 1886, malgré le soutien de William Gladstone, Prime Miniter libéral allié aux Irlandais. Cet échec avait mis un terme abrupt au troisième des quatres mandats du leader du Parti Libéral, et rendu le pouvoir à des Tories dont l’intransigeance rendait la situation politique pour le moins explosive. En réaction à ces velléités d’émancipation constitutionnelles, et aux troubles qui avaient repris dans les campagnes irlandaises, le gouvernement conservateur dirigé par Salisbury avait adopté les Coercion Acts qui restreignaient les libertés et droits civiques. A Londres, la situation sociale était également agitée, et l’on ne comptait plus les manifestations d’ouvriers et de chômeurs. Les quartiers de l’aristocratie étaient même devenus la cible privilégiée de ces protestations, qui se terminaient le plus souvent en heurts avec la police. Les mouvements socialistes florissaient subitement, et leurs inspirateurs dressaient un parallèle entre leurs propres combats et la cause irlandaise.

En ce dimanche 13 novembre, la Social Democratic Federation dont faisait partie la militante d’origine irlandaise Annie Besant et l’Irish National League s’unirent donc pour organiser une nouvelle manifestation pour réclamer l’abrogation des Coercion Acts en Irlande, ainsi que la libération du député William O’Brien qui avait été emprisonné en septembre de la même année pour incitation à la rébellion à la suite de la grève des loyers qu’il avait organisée à Michelstown, dans le comté de Cork. Celle-ci s’était terminée par un rassemblement de huit milles personnes au cours duquel trois fermiers furent tués par les forces de l’ordre. De nombreuses personnalités, comme le célèbre dramaturge George Bernard Shaw, un Irlandais qui croquait à merveille la société anglaise, avaient donc appelé à cette manifestation, et elle promettait d’être un succès. Plus de dix mille personnes, hommes, femmes et enfants, marchèrent ainsi en direction de Trafalgar Square, là où deux mille policiers et près de quatre cents soldats les attendaient. Et entreprirent rapidement de mater les protestataires à coup de matraques et de poings. Plusieurs centaines d’entre eux furent blessés, certaines gravement et l’on devait officiellement recenser quatre tués. Le total est sans doute supérieur, mais les familles de certaines victimes avaient préféré éviter d’afficher tout lien avec la manifestation, de peur de représailles.

Les forces de l’ordre n’avaient heureusement pas reçu l’ordre d’ouvrir le feu sur la foule. Cependant, cette répression modérée ne parvint à étouffer la contestation, bien que les média de l’époque devaient vite préférer remettre le focus sur les faits divers qui survenaient dans les quartiers pauvres de l’East End, comme les meurtres de Jack L’Eventreur. Au contraire, ce premier Bloody Sunday est devenu rapidement un symbole des luttes syndicales et socialistes au Royaume-Uni, mieux, un événement fondateur qui allait déboucher sur une série de grèves en 1888 et 1889.

21 novembre 1920, dimanche sanglant à Croke Park

En novembre 1920, cela faisait presque deux ans que la Guerre d’Indépendance Irlandaise avait commencé. Elle avait été déclenchée par la Forógra na Saoirse, la déclaration unilatérale d’indépendance rédigée en gaélique, en anglais et aussi en français que le premier Dáil Éireann, parlement auto-proclamé, avait approuvée le 21 janvier 1919. Jusquau printemps 1920, le conflit n’était pas des plus violents. Les nationalistes irlandais pratiquaient par exemple le boycott des membres de la Royal Irish Constabulary (RIC), et mettaient progressivement en place les structures de leur propre état en parallèle de l’administration coloniale. Les ouvriers irlandais refusaient également de collaborer avec cette dernière, comme les dockers de Dublin qui refusaient de décharger le matériel de guerre du pouvoir anglais. Le nouveau pouvoir avait pris le contrôle des campagnes, au point que le Trésor de la couronne avait cessé de lever le moindre impôt dans la plus grande partie de l’Irlande. Mais tout bascula lorsque le gouvernement de Londres décida de reprendre la situation en main par la force, en s’appuyant notamment sur deux nouvelles unités paramilitaires : les Black & Tans, forte de 7.000 vétérans anglais et écossais de la Première Guerre Mondiale dont la maxime n’était pas qu’elle dût être la Der des Ders ; et l’Auxiliary Division, moins connue mais tout aussi féroce, qui comprenait plus de 2000 anciens officiers de l’armée britannique.

L’assassinat du maire de Cork Tomás Mac Curtain devant femme et enfants en mars 1920 par des hommes masqués venus du poste de police voisin donna le signal de la répression du mouvement indépendantiste, tel qu’on peut le voir dans Le Vent se lève, le film de Ken Loach primé à Cannes en 2006. Trim, Balbriggan, Templemore, autant de petites villes mises à sac et incendiées par les Black & Tans et les Auxiliaires en représailles ou non des différentes actions menées par une Irish Republican Army (IRA) développant l’art nouveau de la guérilla. Durant l’été, le gouvernement de Londres décida de substituer à la justice civile des cours martiales pouvant disposer de la peine capitale et de l’internement sans procès à leur guise. Ce recours résolu à la manière forte masquait mal le désarroi qui grandissait chez l’occupant, et sa faiblesse face à un mouvement indépendantiste radical devenu populaire comme personne de l’aurait imaginé cinq ans plus tôt. Les représailles brutales renforçaient les Républicains, surtout lorsqu’elles contenaient une forte teneur symbolique. Ainsi à la fin octobre, après plus de deux mois de grève de la faim, le nouveau maire de Cork Terence McSwiney mourut dans la prison de Brixton après avoir été condamné à deux ans de réclusion pour une prétendue possession de documents séditieux. Et le 1er novembre, Kevin Barry devint le premier Républicain passé par les armes depuis les exécutions des leaders des Pâques Sanglantes de 1916.

Pour Michael Collins, Ministre des Finances du gouvernement irlandais et Directeur des services de renseignement de l’IRA, le temps était venu de frapper un grand coup, et d’abattre notamment le Cairo Gang, un groupe d’agents secrets britanniques opérant à Dublin. L’objectif de l’action était moins de venger McSwiney et Barry que d’empêcher cette unité de menacer l’IRA dans la capitale de l’île. Le dimanche 21 novembre au matin, les commandos de l’IRA qui prendraient le surnom des Douze Apôtres, et comprenaient notamment un futur Taoiseach des années 1960, Seán Lemass, se promenèrent tranquillement dans Dublin pour aller cueillir les cibles à leur domicile. On dénombra quatorze morts et six blessés, et un seul “apôtre” fut arrêté. On imagine bien la fureur des autorités coloniales et de ses forces armées. La nouvelle de l’audacieuse opération de Michael Collins s’était répandue dans la ville, mais cela n’avait pas empêché cinq milles Dublinois habitués à cette situation de guérilla à rallier Croke Park pour un match de football gaélique qui opposait Dublin à Tipperary.

Les avis des historiens divergent à partir de ce moment. Pour les uns, le massacre de Croke Park qui suivit l’après-midi fut préméditée en guise de représailles. Pour d’autres, la RIC et les Blacks & Tans pénétrèrent dans le stade pour fouiller le public, à la recherche d’armes, et auraient ouvert le feu en riposte à des tirs venus des gradins. Pas la peine de préciser que cette deuxième version est celle de Londres, et qu’elle servirait à nouveau pour le Bloody Sunday de 1972. Elle fut raillée par le Times qui était pourtant le chantre de l’unionisme ! Pour la plupart des historiens, si le massacre n’était sans doute pas planifié, la décision de venir s’en prendre au public d’un sport fortement lié au mouvement indépendantiste n’était sûrement pas due au hasard. RIC et supplétifs encerclèrent le stade, et notamment la tribune principale. Les premiers coups de feu ne tardèrent pas, d’abord par un officier ayant franchi le mur de l’enceinte. La foule croyait d’abord à des tirs à blanc, mais la panique se fit instantanée lorsque la mitrailleuse lourde entra en action. Contrairement à la scène reproduite dans le film consacré à Michael Collins, le véhicule blindé ne pénétra pas sur la pelouse pour tirer dans la foule, mais resta en dehors de Croke Park, tirant probablement depuis l’extérieur. L’officier en charge de l’opération devait par la suite reconnaître que ses hommes étaient sur-excités et semblaient prendre à tirer sur les civils qui tentaient de fuir, pris entre deux feux, car d’autres soldats les canardaient depuis le dehors. Le bilan s’éleva à quatorze morts, dont un joueur de Tipperary, Michael Hogan. Un jeune de homme de Wexford fut tué alors qu’il tentait de lui prononcer l’acte de contrition. Le corps d’un gamin de quatorze ans fut retrouvé, massacré à la baïonnette.

Dans la soirée, deux officiers de l’IRA ayant participé à la planification de l’exécution du Cairo Gang seraient capturés, torturés et tués alors qu’ils tentaient de s’évader alors qu’ils avaient été laissés sans surveillance dans une salle de la prison la mieux gardée ! Cela prouve que les Anglais et leurs sbires pouvaient agir contre leur ennemi sans s’en prendre à une population qui n’avait jamais été particulièrement sensible aux mouvements révolutionnaires radicaux. Pas un des spectateurs de Croke Park ne serait non plus suspecté d’être impliquée dans l’action de Michael Collins. Ce nouveau Bloody Sunday allait renforcer le soutien populaire au gouvernement d’Éamon de Valera. Dix-huit mois plus tard, le gouvernement britannique avait reconstitué son réseau d’espions à Dublin, et l’IRA planifiait une nouvelle opération similaire lorsque la trêve fut déclaré le 11 juillet 1921. Plus tard, la Gaelic Athletic Association (GAA) donnerait le nom de Hogan Stand à une tribune de ce stade entré tragiquement dans l’histoire irlandaise.

30 Janvier 1972, Derry

C’est aujourd’hui le trente-neuvième anniversaire du massacre du 30 janvier 1972 à Derry, lorsque les paras britanniques volèrent quatorze vies, réprimant dans le sang une manifestation de l’Association pour les Droits civiques. En 1998, la Commission Saville fut mandatée pour faire la lumière sur cet épisode symbolique. C’était dans le cadre du Good Friday Agreement, mais après plus dix ans, son rapport se fait toujours attendre, malgré les millions dépensés (on parle de plus de £150m maintenant). Le gouvernement britannique a sans surprise failli a sa parole, le Ministère de la Défense étant accusé par de nombreux observateurs de faire obstruction à la justice. Pouvait-on attendre autre chose de la part d’une autorité directement impliquée dans les plus sombres heures des Troubles dans le Nord de l’Irlande ? Pouvait-on attendre autre chose de la part d’un ancien Prime Minister préférant les effets d’annonce au respect de ses propres engagements ? Il y a 5 ans, on espérait encore pouvoir lire les conclusions de la commission Saville avant la fin de l’année. Désormais, aucune date n’est avancée. De toute manière, personne n’y croirait. Et plus grand monde n’en attend grand chose. Dépenser plus de deux cent millions pour enliser un dossier symboliquement fort était inutile. La reconnaissance par l’Armée Britannique de ses torts et des excuses du gouvernement britannique auraient sans doute suffit. Mais cela a sans doute plus de prix encore aux yeux des auorités de l’UK.

La Saint Patrick : kesako et surtout où la fêter ?

La fête de la Saint-Patrick est une fête chrétienne célébrée le 17 mars. Mais qui était Saint Patrick, devenu le saint patron de l’Irlande ? Tous les 17 mars, c’est la Saint Patrick. Jusqu’ici, rien de nouveau, mais d’où vient cette fête irlandaise ? Depuis 1903, la Saint Patrick est férié en Irlande pour honorer le jour de la mort de Saint Patrick (385-461), un missionnaire qui a converti l’Irlande au christianisme. 
C’est aussi une façon de fêter l’arrivée du printemps pendant cinq jours par des danses et des chants.

Saint Patrick a chasser les serpents d’Irlande

Maewyn Succat, plus connu sous le nom de Saint Patrick, aurait été enlevé à 16 ans par des pirates et vendu comme esclave à un druide. Il s’échappe et devient prêtre. Le pape Célestin 1er lui ordonne d’évangeliser l’Irlande. Selon la légende, il a utilisé le trèfle pour expliquer au roi Aengus le concept de la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. 
Depuis ce jour, le trèfle est l’emblème national de l’Irlande. 
La légende dit aussi que Saint Patrick a chassé les serpents de l’Irlande, tous ont péri engloutis dans l’océan. Le serpent étant un symbole païen, Saint Patrick aurait ainsi décidé de les chasser hors d’Irlande.

Comment fêter la Saint Patrick au mieux ?

– L’Olympia se pare de vert et célèbre la Fête de la Saint-Patrick en musique, danse et chansons. Un voyage dans l’âme d’une tradition bien vivante à travers un spectacle mêlant l’Écosse, l’Irlande et la Bretagne ! Le dimanche 20 mars 2011 à 16h et 20h. Réservations sur le site de la Fnac ou sur celui de l’Olympia.

– Dans de nombreuses villes de France, les pubs seront à l’heure de la Saint Patrick, comme à Toulouse, à Montpellier, à Boulogne, à Angers, à Annecy, où un specatcle irlandais est proposé, et même à l’étranger, notamment à New York.

– Pour que la Saint Patrick soit réussie, il faut être habillé de vert, jusqu’aux pieds. Original vous avez dit original ? Le Coq Sportif vient de sortir une édition spéciale « Saint Patrick’s Day » des chaussures du jeune basketteur des Chicago Bulls, Joakim Noah. En France, elles seront distribuées en quantité très limitée, uniquement chez Citadium Paris.