Quel Celtic pour 2013-2014 ?

Le Celtic recommence petit à petit l’entraînement et surtout la nouvelle équipe commence à se dessiner.

Deux nouvelles recrues sont pour l’instant certaines, avec l’arrivée de l’international espoir Néerlandais Virgil van Dijk et du portugais d’origine guinéenne Amido Baldé.

L’équipe s’est, par ailleurs, séparé de 5 joueurs dont Victor Wanyama pour 12.760.000€, il est important pour l’équipe et pour son entraîneur Neil Lennon de ne pas perdre trop de joueurs et de garder ses cadres comme le meilleur buteur du club cette saison Gary Hooper. Après le départ de Wanyama, il est important que ce dernier reste pour conserver la dynamique de la saison dernière. Les rumeurs annoncent, par ailleurs, l’arrivée probable de Javier Saviola.

Les premiers matchs de préparation ratés

Le Celtic a déjà commencé sa saison avec des matchs de préparation contre des équipes allemandes, le FC Union Berlin et le Greuther Fürth. Les deux équipes évoluent en Bundesliga 2 mais ont pourtant dominé la formation écossaise 6-2 contre Fürth et 3-0 contre Berlin. Ce n’est pas vraiment de bon augure puisque Glasgow était donné favori.

Ces deux grosses surprises, si elles avaient été prédites, ont pu permettre aux parieurs de remporter de bonnes cotes, pour trouver les cotes intéressantes sur le football et faire vos paris sportifs en ligne. Les deux derniers matchs de l’équipe ont par ailleurs été ponctués par des victoires de Glasgow. L’espoir n’est donc pas perdu et les derniers réglages se mettent en place.

Du mieux ensuite

Le Celtic affrontait Cliftonville et Brentford. Il s’est imposé respectivement 3-0 et 2-1 : des victoires qui font du bien au moral avant d’affronter le Borrussia M’gladbach le 23 juillet et Liverpool le 10 août. Les supporters croient en tout cas à la victoire !

L’équipe nationale d’Ecosse

L’équipe d’Écosse de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs écossais sous l’égide de la Fédération d’Écosse de football.

L’Écosse prend part au premier match international officiel de l’histoire du football le 30 novembre 1872 contre l’Angleterre au stade Hamilton Crescent de Glasgow. Cette partie se solde par un match nul sans but. Les deux équipes se sont déjà rencontrées lors de matchs non-officiels : le 5 mars 1870 (1-1 au, Kennington Oval à Londres), puis le 25 février 1871, le 18 novembre 1871 et le 24 février 1872.

L’Écosse domine le football mondial pendant les cinq décennies suivantes, talonnée par l’Angleterre. Entre 1884 et 1939, elle remporte 27 fois le British Championship mettant aux prises chaque année les quatre sélections britanniques (les Anglais s’imposent 26 fois).

En 1950, l’Écosse s’apprête à participer à leur première coupe du monde (au Brésil) et se qualifie. Mais vexée d’avoir terminé deuxième derrière l’Angleterre en poule de qualification et en British Championship[1], la fédération écossaise décide que son équipe n’est pas digne de se rendre à la coupe du monde.

Après un long passage à vide durant les années 1960, l’Écosse est régulièrement présente en phases finales des grands rendez-vous internationaux de football à partir des années 1970, sans jamais parvenir à passer le premier tour.

Ce fut le cas lors des Coupes du monde 1974, 1978, 1982, 1986, 1990 et 1998 (elle n’était pas qualifiée en 1994). À chaque fois, l’Écosse fut tout près de franchir l’obstacle en dépit d’un tirage souvent délicat (lors de ces six éditions elle tomba pas moins de cinq fois dans le groupe du Brésil !).

Depuis la fin des années 1990, faute d’un championnat domestique compétitif, l’Écosse ne parvient plus à sortir des joueurs du talent de ceux des années 1970-1980 tels Kenny Dalglish, Joe Jordan, Graeme Souness ou Gordon Strachan (sans remonter à Denis Law ou Billy Bremner). Elle n’est plus présente dans aucune phase finale européenne ou mondiale.

Les toutes récentes victoires des Écossais contre la France (1-0 à Glasgow et 0-1 à Paris) en éliminatoires du Championnat d’Europe 2008 laissent néanmoins espérer un renouveau. En mai 2007, l’Écosse était remontée à la 14e place du classement mondial de la FIFA.

Palmarès
– Parcours en Coupe du monde

1930 : Non inscrit

1934 : Non inscrit

1938 : Non inscrit

1950 : Forfait

1954 : 1er tour

1958 : 1er tour

1962 : Tour préliminaire

1966 : Tour préliminaire

1970 : Tour préliminaire

1974 : 1er tour

1978 : 1er tour

1982 : 1er tour

1986 : 1er tour

1990 : 1er tour

1994 : Tour préliminaire

1998 : 1er tour

2002 : Tour préliminaire

2006 : Tour préliminaire

– Parcours en Championnat d’Europe

1960 : Non inscrit

1964 : Non inscrit

1968 : Tour préliminaire

1972 : Tour préliminaire

1976 : Tour préliminaire

1980 : Tour préliminaire

1984 : Tour préliminaire

1988 : Tour préliminaire

1992 : 1er tour

1996 : 1er tour

2000 : Tour préliminaire

2004 : Tour préliminaire

Sélectionneurs
Avant 1954, c’est un comité de la fédération écossaise qui sélectionnait les joueurs.

1954-1958 : Andy Beattie

1958 : Matt Busby

1958-1959 : Dawson Walker

1959-1960 : Andy Beattie

1960-1965 : Ian McColl

1965-1966 : Jock Stein

1966 : John Prentice

1966-1967 : Malcolm MacDonald

1967-1971 : Bobby Brown

1971-1972 : Tommy Docherty

1972-1977 : Willie Ormond

1977-1978 : Ally McLeod

1978-1985 : Jock Stein

1985-1986 : Alex Ferguson

1986-1993 : Andy Roxburgh

1993-2002 : Craig Brown

2002-2004 : Berti Vogts

2004-2007 : Walter Smith

depuis janvier 2007 : Alex McLeish

Records
– Joueurs les plus capés

Rang Joueur Période Sélections Buts
1 Kenny Dalglish 1971-1986 102 30
2 Jim Leighton 1982-1998 91 0
3 Alex McLeish 1980-1993 77 0
4 Paul McStay 1983-1997 76 9
5 Tom Boyd 1990-2001 72 1
– Meilleurs buteurs

Rang Joueur Période Sélections Buts
1 Denis Law 1958-1974 55 30
2 Kenny Dalglish 1971-1986 102 30
3 Hughie Gallacher 1924-1935 20 24
4 Lawrie Reilly 1948-1957 38 22
5 Ally McCoist 1986-1998 61 19
P.-S.
1) Le match décisif se tient à Wembley et les Anglais s’imposent très difficilement 1-0 alors qu’un nul aurait suffit aux Écossais pour gagner le British Championship et d’accéder ainsi en Coupe du monde.

L’Irlande crie famine

L’Irlande n’ira pas à l’Euro 2008. Elle ne pouvait y prétendre. Difficile en effet de rivaliser avec l’Allemagne et la République tchèque quand on peine face à Saint-Marin ou qu’on est incapable de battre Chypre à domicile, après avoir perdu 5-2 à aller ! Dans un pays à l’économie euphorique, encensée par les binoclards de l’Union européenne, le foot irlandais jalouse un voisin écossais qui tient la dragée haute aux pédants Froggies et autres vicieux Ritals. Retour sur les « sunny 1990’s » puis la décadence d’un des premiers porte-drapeau des années dorées d’Erin.

Et pourtant, il y a 20 ans…En 1988, les trublions irlandais débarquent en Allemagne pour y disputer l’Euro 1988, avec une carte de visite tout juste auréolée d’une maigre participation au championnat d’Europe 1964, assortie d’un méritoire quart de finale. Emmenés par l’attaquant Franck Stapletone, fraîchement transféré au Havre, et par Liam Brady, délicieux gaucher aguerri au calcio, les boys de Jackie Charlton donnent une leçon de kick and rush à l’oppresseur anglais (1-0). L’Eire échoue à la troisième place du groupe B, vaincue par l’armada hollandaise, mais qu’importe ! Les supporters croient dur comme fer aux lendemains qui chantent. La jeune garde a les crocs. Tony Cascarino a décidé qu’il était plus adroit sur un terrain de foot que dans un salon de coiffure. Niall Quinn enchaîne quant à lui les buts comme les pintes. L’Irlande toute entière vit dans l’insouciance née de sa propre euphorie. Les années 1990 s’annoncent bien. Grâce aux nouvelles largesses de sa politique fiscale, Dublin est (encore) envahie par les multinationales anglaises, américaines et françaises. Une bonne leçon de capitalisme anglo-saxon : ça ne paie pas beaucoup mais ça crée de l’emploi et de la richesse nationale. CQFD. Le tissu socio-culturel évolue à tel point que les machos irlandais abandonnent leurs couilles au bureau de vote pour élire Mary Robinson à la présidence de la République.

En 1990, l’Irlande participe à sa première Coupe du monde, en Italie. Les observateurs ne donnent pas cher des chances de l’école du fighting spirit au pays du catenaccio. Mais les footballeurs n’ont pas laissé leurs hormones aux vestiaires, eux. L’équipe nationale écoeure successivement l’Egypte, les Pays-Bas et…l’Angleterre. Trois matchs, trois nuls. Essorés en huitièmes de finale, les techniciens roumains ne supportent pas les rugueux épaule contre épaule imposés par les bûcherons irlandais et s’inclinent aux tirs au but. Le but assassin de Toto Schillaci, en quart, relève presque de l’anecdote. La synthèse britannique concoctée Jackie Charlton fait merveille. Pas bête, le “vieux” a dégoté des passeports irlandais aux Anglais Ray Houghton, bourreau de l’Angleterre en 1988, et John Aldridge, gaucher prolifique à Liverpool mais qui attendra sa 20e sélection pour planter son premier pion sous la tunique verte. Une vieille recette de grand-mère (irlandaise). L’Irlande respire l’air exalté de la mondialisation. Le “tigre celtique” et ses alliés multinationaux dévorent les points de croissance comme les trappes à chômage. Les fils d’Eamon de Valera, indépendantiste vénéré et président de l’Irlande de 1939 à 1973, souvent pointilleux sur la question identitaire, ferment les yeux devant ce métissage imposé par Charlton et la nomenklatura politico-économique. Après tout, les meilleurs footballeurs du pays n’évoluent-ils pas dans des championnats mieux cotés que la dantesque FAI League of Ireland, et surtout en Premier League anglaise (Aldridge de Liverpool à la Real Sociedad, Quinn à Arsenal puis à Manchester City, Cascarino en… D2 française) ? Les musculeux Irlandais tapent l’Italie au premier tour de la World Cup 94 et gonflent les biceps. Le trèfle s’exporte bien et c’est tout ce qui compte.

Roy Keane, le visionnaire

Mais devant ses succès économiques et sportifs, l’Irlande en oublie l’essentiel. « On n’est jamais mieux servi que par soi-même » : cette phrase, Roy Keane a dû la ressasser des centaines de fois, comme une pensée prophétique. Lui voit venir le mal. Alors que tout le monde se pavane devant Charlton, véritable héros national, “Keano” l’esthète s’agace du kick and rush chiant à mourir pratiqué par la sélection, lui, le disciple de Brian Clough et d’Alex Ferguson. Créativité zéro, schéma tactique infantilisant (presser et attendre l’erreur de l’adversaire), les griefs s’accumulent. Quand Roy compare la pelouse de Lansdowne Road à un champ de patates, Charlton y voit une aubaine, un handicap supplémentaire pour les visiteurs. Déjà, à la veille du Mondial 1994, Keane tire la gueule. Le staff voyage en classe affaires et relègue ses “ouvriers” en classe éco. Sitôt arrivé aux Etats-Unis, l’entraîneur adjoint Maurice Setters sort sa spéciale, qu’on pourrait intituler “les 1000 tours de terrain sous les tropiques floridiens”. Tout roux, tout rouges, les joueurs se révoltent mais Charlton abat froidement les contestataires et livre Keane à la vindicte populaire, plus que jamais possédée par l’élégant sexagénaire.

L’insouciance, le péché mignon des Irlandais. Le pays est fragile mais s’exonère de toute posture critique. Il s’enorgueillit d’avoir le 2e PIB par habitant au monde sans s’attarder sur la faiblesse du PNB par habitant, saigné à blanc par des entreprises étrangères bien trop heureuses de rapatrier leurs juteux profits. Il bénit le plein-emploi sans s’émouvoir des avatars de la flexibilité à outrance, ses licenciements et ses contrats précaires. Il abandonne la formation, technique et tactique, des jeunes footballeurs puisque les clubs anglais proposent si gentiment (et à grand renfort de livres sterling) de les dégrossir. Ces deux Irlandes qui n’en font qu’une, celle du business et celle du foot, aux trajectoires tellement similaires, marchent sur un volcan.

2002. L’année zéro. On ne sait pas trop qui de Roy Keane ou de la hausse brutale du dollar ramène l’Ile d’Erin à ses carences. En tout cas, les caprices du billet vert tracassent l’économie irlandaise, ultradépendante des investissements américains. Le “tigre celtique” donne ses premiers signes de fatigue. De l’autre côté de la planète, sur les terres du “tigre coréen”, les footeux préparent le Mondial dans une ambiance détestable. “Keano” a un compte à régler avec le sélectionneur Mick McCarthy. Il pète un câble devant l’amateurisme du staff. Normal, les maillots d’entraînement sont mystérieusement tombés de la soute à bagages à l’arrivée en Corée ! Contrairement à Alf Inge Haaland, dont le genou fut broyé un soir de derby à Manchester, McCarthy tient bien sur ses pattes et pousse “Rob Roy” à l’autodestruction. Au cours d’un dîner, à l’hôtel, “MickMc” accuse son capitaine d’avoir toujours traité le maillot vert comme un vulgaire maillot de corps. Keane rentre au bercail la queue entre les jambes. Ses coéquipiers manquent de sortir l’Espagne, longtemps réduite à dix, en huitièmes de finale, bien aidés par le coaching catastrophique d’un Camacho qui avait un peu trop vite anticipé l’absence du boucher de Cork, et donc les blessures. Mais plus personne ne crie au miracle. Le collectif guerrier du trèfle s’efface devant les querelles d’ego.

Dans un pays qui s’est remis sur les rails de l’économie mondiale, le foot se noie dans la Guinness. Aujourd’hui, Steve Finnan, Shay Given, Richard Dunne, Robbie Keane et Damien Duff, les supposés tauliers, solides titulaires en club pour la plupart, exaspèrent les pensionnaires de Croke Park. Privés d’Euro 2004 et de Coupe du monde 2006.

Sélectionneur depuis janvier 2006, Steve Staunton, le mythique latéral aux 102 capes nationales, a démissionné il y a quelques jours, bousillé par un ultime rendez-vous manqué vers l’Autriche et la Suisse. Dans quel lac se cache la grinta celtique des 1990’s, ses tacles à la gorge, ses buts de raccroc, ses nuls miraculeux ? Il serait temps de rejouer au « Keano » …

L’Angleterre, 52 ans après ?

L’Angleterre, par la voix du président de la Fédération Geoff Thompson, s’est officiellement déclarée candidate à l’organisation de la Coupe du Monde 2018.

Le bal des prétendants à l’organisation de la Coupe du Monde 2018 a débuté. Le fait déclencheur a été l’officialisation par la FIFA cette semaine d’abandonner le principe de rotation des continents pour l’organisation de la plus grande compétition sportive au monde après les Jeux Olympiques. L’Angleterre, comme d’autres pays l’envisagent, s’est donc engouffrée très vite dans la brèche, soutenue en cela par le président de la FIFA, Sepp Blatter. Ce dernier est un supporter déclaré d’une candidature anglaise : « Nous serions ravis que la Fédération de football anglais propose sa candidature en tant que terre natale du football. Parce qu’ils ont tant donné au football et que la dernière Coupe du Monde à avoir été organisée en Angleterre remonte en 1966 », a déclaré le 24 octobre dernier le président de la FIFA à l’occasion du 150eme anniversaire du FC Sheffield.

Une semaine plus tard, l’Angleterre se déclare donc officiellement candidate par la voix du président de la Fédération (FA) : « Je suis très heureux d’annoncer notre intention de candidature pour organiser la Coupe du Monde en 2018 », a déclaré ce mercredi Geoff Thompson. Le début d’un long processus est donc lancé pour un pays qui doit également organiser les Jeux Olympiques de 2012. Mais le football anglais a le soutien du gouvernement britannique et de son premier ministre Gordon Brown : « L’énorme soutien du Premier Ministre Gordon Brown et de son gouvernement a été un facteur déterminant dans la décision d’aujourd’hui », ajoute ainsi Thompson à la BBC. Au sein de la communauté politique locale, on a bon espoir d’être retenu pour organiser la compétition de 2018 : « C’est un concours difficile mais comme pour la candidature olympique pour 2012, je suis sûr que nous pouvons gagner », déclare de son côté le ministre des Sports Gerry Sutcliffe.

Reste désormais à mettre en place le processus de candidature et, notamment sur le plan financier, évaluer les possibilités d’organiser la Coupe du Monde 2018. Sur ce plan, le football anglais n’est pas des plus malheureux avec la pluie de Livres Sterling qui s’abat sur la Premier League. La Fédération compte également sur l’augmentation des droits TV pour la FA Cup et l’équipe nationale qui seront remis sur le marché prochainement pour la période de 2008 à 2012. La Fédération table ainsi sur un revenu de 217 M€ quand lors du dernier appel d’offres, elle n’avait récolté que 60 M€. Autre motif de confiance : les infrastructures existantes et qui seront augmentées avec l’organisation des JO 2012. Le pays compte également de nombreux stades modernes et récents comme Wembley ou l’Emirates Stadium pour ne citer qu’eux. Reste désormais à obtenir l’aval des autres pays européens. Ces derniers avaient préféré l’Allemagne en 2006. Mais l’Angleterre est confiante. Et le pays créateur du football mérite que sa compétition majeure revienne sur ses terres. Un demi-siècle après l’édition de 1966.

Impatiente d’en découdre

Dans quatre jours, l’Écosse joue face à l’Italie l’un des matchs les plus importants de son histoire avec en point de mire la qualification pour l’Euro 2008. Toute l’Écosse se prépare depuis longtemps pour ce match.

Même la défaite surprise face à la Géorgie le mois dernier (2-0) ne laisse planer aucun doute. L’Écosse joue l’un des matchs les plus importants de ces vingt dernières années. Et tout est fait pour que l’équipe d’Alex McLeish soit dans les meilleures conditions pour aborder cette rencontre de samedi prochain à l’Hampden Park d’Édimbourg. Ce week-end, et pour la première fois, les deux matchs concernant le Celtic Glasgow et son rival les Glasgow Rangers ont été reportés afin de reposer un peu plus les internationaux que fournissent en grand nombre ces deux géants d’Écosse : « Entre les éliminatoires, le Championnat et la Ligue des Champions, mes joueurs ont multiplié les rencontres. C’est bien qu’avant cette rencontre les joueurs puissent se reposer, » a déclaré McLeish. Dans sa démarche, toute la famille du football écossais l’a soutenu. La Fédération ne pouvait que suivre.

La défaite le mois dernier face aux Géorgiens a mis le doute dans les têtes des joueurs écossais. Et si, tout près du but, après les exploits contre la France, ils venaient à échouer ? C’est donc avant tout psychologiquement que le sélectionneur écossais va préparer ses joueurs pendant toute la semaine. Alex McLeish a martelé que « toute l’Écosse devait être fière de son équipe », malgré une défaite en Géorgie qui les met dans l’obligation de battre l’Italie pour se qualifier. « Peut-être qu’un mauvais résultat nous pendait au nez depuis un moment, mais j’espère qu’on aura retrouvé nos marques contre l’Italie. Nous avons gagné nos cinq matchs à domicile, donc il n’y a aucune raison qu’on ne puisse pas les battre à Hampden Park » ajoute-t-il. Et le sélectionneur veut que tout le monde s’imprègne de cette mentalité de la gagne : « Être en position de se qualifier, avant un dernier match contre les Italiens que nous devrons gagner, c’est incroyable, et toute l’Écosse devrait être fière de ce que les joueurs ont réussi ».

Pour se préparer à battre les Italiens, McLeish dispose d’un groupe complet. Les buteurs qui ont tant manqué en Géorgie, Kenny Miller et Garry O’Connor, sont remis de leurs blessures. Tout le monde désormais travaille dans l’optique de marquer l’histoire du football écossais. Même l’adjoint d’Alex McLeish, Roy Atkein, sait combien l’équipe est devant un moment historique à accomplir : « Être à ce stade, c’est incroyable. Cela signifie beaucoup de choses pour nous. Il y a un énorme défi à accomplir et une victoire à obtenir. Notre force est dans le travail. Nous avons de très bons joueurs et tous sont impliqués et veulent jouer ce match, » déclare le coach adjoint. La semaine va être studieuse du côté de l’Écosse, mais très longue, tellement tout le monde est impatient de savoir. Nul doute qu’Hampden Park va revêtir samedi ses plus beaux habits de lumière. On en frissonne déjà.

L’Ecosse en rêve

Samedi, l’Écosse accueille l’Italie dans une sorte de finale du groupe. Pour les Écossais, il s’agit du match le plus important des vingt dernières années.

L’Ecosse qualifiée si :

– Elle bat l’Italie
– Si elle fait match nul et que la France perd en Ukraine.

L’Écosse peut être fière du parcours réalisé pendant ces éliminatoires de l’Euro 2008. Reste qu’à l’arrivée on ne se souviendra que des deux qualifiés pour la compétition qui se déroule en juin 2008 en Suisse et en Autriche. Il reste une seule marche à franchir mais pas la plus simple. Il s’agit ni plus ni moins de sortir l’équipe d’Italie, championne du monde en titre. L’équipe d’Alex McLeish a les moyens de le faire. Le sélectionneur écossais compte sur la pression qu’il renvoie du côté de ses adversaires : « Nous ne serons pas les favoris pour cette rencontre. Et l’Italie est sous pression », estime le sélectionneur écossais.

Toute l’Écosse du football est derrière son équipe. Le sélectionneur a obtenu, chose rare, le report de deux matchs de championnat concernant les deux plus grands clubs du pays, le Celtic et les Rangers, afin de reposer les nombreux internationaux que fournissent ces deux clubs à la sélection écossaise. Alex Ferguson, le manager écossais de Manchester United a également fait part de son soutien à son ancien joueur à Aberdeen : « Alex a réalisé un travail fantastique pour l’Écosse. Et maintenant ils ont une grande chance de se qualifier », déclare Sir Alex. Au cours de cette campagne, certains joueurs se sont révélés au plus haut niveau. Scott Brown et Darren Fletcher ont pris une nouvelle dimension et profite de leur présence en Premier League. Barry Ferguson, le capitaine courage, traverse la meilleure période de sa carrière. Et comment oublier le gardien de Sunderland Craig Gordon promis à un brillant avenir. Cette nouvelle génération rappelle celle des Dalglish, Souness et autre Jordan dans les années 80.

Alex McLeish espère que ses joueurs sauront rééditer les performances réalisées face aux Français qu’ils ont battus deux fois lors de ces éliminatoires : « Je m’attend à une prestation similaire. Nous devons rester concentrés et travailler tout au long de la partie et si nous parvenons à réaliser un coup de génie nous ne nous en priverons pas », assure le sélectionneur. Il compte également sur les supporters locaux, la célèbre Tartan Army : « L’Italie doit avoir peur de venir à Hampden », ajoute McLeish. Un raisonnement suivi par une ancienne gloire écossaise aujourd’hui entraineur des Hibernians : « J’étais encore joueur il y a pas si longtemps. Et quand on entend le rugissement d’Hampden, il ne fait aucun doute qu’il vous donne un surplus d’énergie. Nous ne voulons pas de silence. Les supporters doivent nous aider à poursuivre sur notre lancée pendant les 90 minutes du match », explique John Collins. Le mot de la fin revient à McLeish : « Je sais que nous pouvons le faire. Ce n’est pas une question de dire que nous allons le faire, car je sais que nous pouvons le faire », assure le sélectionneur écossais. L’Italie sait désormais où elle pose ses crampons samedi.

Ne pas s’arrêter là

Le rêve de l’Écosse de participer à l’Euro 2008 a pris fin samedi dans un dramatique match face à l’Italie, venue s’imposer 2 buts à 1 à Hampden Park. Pourtant tout ne fait que commencer pour la sélection d’Alex McLeish.

Mission impossible disait-on avant le début des éliminatoires. La défaite face aux Italiens est venue briser un rêve pour l’Écosse. Une élimination cruelle au regard de l’excellent parcours des Écossais dans ces éliminatoires à l’Euro 2008. Malgré la déception, il reste un véritable espoir et le football écossais peut se montrer optimiste pour l’avenir. Ce qu’ont fait les Écossais pendant cette campagne, doit rester comme un succès sur lequel désormais il faut s’appuyer. Il faut se rappeler qu’avant le début de la compétition, tout le monde s’interrogeait sur le potentiel de cette équipe et voulait savoir quand l’équipe dirigée alors par Walter Smith remporterait enfin sa première victoire. Désormais chacun sait que l’Écosse est redevenue une nation qui compte au niveau international, et c’est là toute la réussite de Smith et de son successeur Alex McLeish.

Les temps changent. Sans perdre son célèbre fighting-spirit, la sélection écossaise a modifié sa conception du football et sait désormais s’adapter à tous ses adversaires. Samedi dernier face à l’Italie, les Écossais ont montré qu’ils savaient jouer au football. Un football posé et construit comme en témoigne les nombreuses occasions qu’ils se sont créées en seconde période à la suite d’attaques placées. Les joueurs d’Alex McLeish ont prouvé qu’ils possédaient une rapidité et une aisance technique digne des meilleures formations continentales. Le traditionnel « kick’n’rush » oublié, c’est une Écosse joueuse qui aurait pu faire plier les Italiens. Au regard du match, le résultat aurait pu être tout autre sans que l’on crie au hold-up. Loin de là.

C’est donc sur ces bases que l’Écosse doit continuer sa progression. Cette élimination ne doit pas freiner un processus en marche, et le sélectionneur ainsi que ses joueurs doivent s’appuyer sur ce qui a été fait pour repartir l’année prochaine en campagne de qualification à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. D’autant que lors du tirage au sort qui se déroulera la semaine prochaine, l’Écosse ne peut pas obtenir un groupe aussi dur que celui par lequel elle est passée pour l’Euro 2008. L’avenir appartient à cette équipe et cette génération de jeunes joueurs en train d’éclore. D’autant que l’Écosse possède en Alex McLeish un sélectionneur de talent, capable de tirer le meilleur de ses joueurs. La sélection doit désormais surfer sur cette bonne vague et se donner comme objectif de jouer en Afrique du Sud en 2010. Sur ce qu’elle a montré ces derniers mois, la mission n’est plus impossible et elle en a les moyens.

Le retour de la Coupe Britannique ?

Les Anglais vont finalement peut-être participer à un tournoi international cet été.

Éliminée pour l’Euro, la perfide Albion ne peut imaginer rester seule à la maison alors que le reste de l’Europe ira faire la fête en Suisse et en Autriche.

C’est pourquoi Gordon Brown, décidément très impliqué dans les affaires footballistiques, supporte l’idée de faire renaître de ses cendres tel le phénix “l’inoubliable” Coupe Britannique : « Je sais que tous les fans de football en Grande-Bretagne attendaient un été dédié au football. Je sais également que certaines personnes ont proposé de remettre en route la Coupe Britannique ».

La Coupe Britannique ne se déroule plus depuis 1984. Elle réunissait alors l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord.

Aucune de ces nations n’ayant réussi à se qualifier pour le championnat d’Europe, l’occasion est donc rêvée de la remettre au goût du jour.

Le chef du gouvernement ne serait pas insensible au come-back de ce mini championnat : « Forcément, c’est quelque chose que j’apprécierais. Je garde de grands souvenirs de cette compétition lors des années 60 et 70 ».

C’est vrai qu’il faut au moins remonter jusque-là pour voir l’Angleterre remporter un tournoi international…

Création de la Celtic Cup

Selon la BBC, trois nations britanniques et l’Eire se sont mis d’accord pour une compétition biennale à partir de 2009.

Cette compétitions mettra au prise, le Pays de Galles, l’Écosse, l’Irlande du Nord et l’Eire et sera appelée « Celtic Cup ».

Les quatre fédérations nationales ont signé un accord de principe sur le projet annonce ce mardi la BBC.

Les équipes se rencontreront selon le système du Tournoi des six nations au Rugby alternativement à domicile d’une édition à l’autre et n’aurait donc que trois matchs à disputer.

Dans le passé et jusqu’en 1984, une compétition du même genre, le « Home Championship » se déroulait entre les quatre nations du Royaume-Uni.

Pour ce nouveau projet, l’Angleterre n’a pas souhaité participer, alors que le Premier Ministre britannique, Gordon Brown avait appelé de ses vœux à une compétition regroupant toutes les nations anglaises et irlandaises.

Tango, whisky & Sco

Ils étaient partis au bout du monde persuadés qu’ils en deviendraient les champions (du monde). Trop sûrs d’eux, ils n’ont pas franchi le premier tour. C’est l’histoire de l’équipe d’Ecosse, lors de la Coupe du Monde 1978, en Argentine.

En ce printemps 1978, l’Ecosse est fière de son football. Son équipe nationale va disputer, pour la deuxième fois d’affilée, une phase finale de Coupe du Monde. Un événement d’autant plus jouissif que l’équipe d’Angleterre est absente de l’épreuve, éliminée avant l’heure par sa suffisance. A Glasgow comme à Edimbourg, la supériorité écossaise en matière de foot ne fait plus aucun doute : Que serait le championnat d’Angleterre sans ces nombreux scottish que l’on compte par poignée dans chaque club ? Le Liverpool FC serait-il encore roi d’Europe sans Dalglish, sans Souness, sans Hansen ? Les vingt-deux hommes de Ally MacLeod partent donc en Argentine fiers d’être les seuls représentants du football britannique. Ils emportent avec eux quelques caisses de whisky et surtout une intime conviction : Ce sont eux qui ramèneront la Coupe du Monde.

Toute l’Ecosse y croit, y compris le chanteur Rod Stewart qui pour l’occasion enregistre « Ole Ola », hymne officiel de la Tartan Army 1978. Du coté anglais, les tabloids se tiennent sur les starting blocks en cas d’échec. Le tirage au sort du premier tour conforte MacLeod et ses hommes : Si les Pays Bas sont les favoris logiques du groupe IV (encore qu’en l’absence de Johan Cruyff, rien n’est moins sûr), les deux autres adversaires, le Pérou et l’Iran, ne semblent pas de taille à entraver le fabuleux destin d’Ally et ses poulains.

La première rencontre les oppose, à Cordoba, au Pérou. En dépit de l’absence de leur arrière central Gordon MacQueen, les Ecossais font une véritable démonstration. Après un quart d’heure de jeu, Joe Jordan l’édenté (il lui manque quatre dents à la mâchoire supérieure, et son sourire ressemble à celui d’un vampire) ouvre le score. Pendant une demi-heure, la victoire écossaise ne fait aucun doute. Le Pérou à certes un jeu séduisant, mais beaucoup trop lent. Pourtant, au moment où les Ecossais recherchent leur second souffle, le gardien Alan Rough se fait surprendre par un tir de Cueto, qui égalise juste avant la pause.

A la reprise, les Ecossais ont l’occasion de se relancer par un penalty accordé suite à une faute sur Bruce Rioch. Malheureusement, le tir de Don Masson est repoussé par Ramon Quiroga. L’exploit de leur gardien semble sublimer les Péruviens, et notamment le capitaine Teofilo Cubillas. A la 70ème minute, celui-ci envoie de vingt-cinq mètres une frappe pure qui va se loger dans la lucarne de Rough. Cinq minutes plus tard, il tire un coup franc de l’extérieur du pied droit et la tentative fait mouche. Le Pérou l’emporte 3-1. Londres ricane tandis que Glasgow et Edimbourg noient leur déception dans les pubs.

Le lendemain, la presse s’en prend au sélectionneur de n’avoir pas titularisé Graeme Souness, le lieutenant de Kenny Dalglish à Liverpool. Elle révèle également qu’une sombre histoire de primes a quelque peu pourri l’ambiance. Plus étonnant encore est l’histoire de Willie Johnston. Durant le match, l’attaquant de West Bromwich fut d’une invraisemblable médiocrité. En fait, un contrôle révélera que Johnston s’était dopé. Voulant soigner un rhume, il a ingurgité, sans même consulter le médecin de la délégation, quelques tablettes d’un tranquillisant qui non seulement rend amorphe, mais qui est de surcroît interdit.

Johnston renvoyé par le premier avion, l’Ecosse affronte le 7 juin l’équipe d’Iran. La faiblesse de l’adversaire et une revanche due à leurs compatriotes obligent les Ecossais à un score fleuve. Ceux-ci sont pourtant d’une incroyable maladresse, et ne doivent leur premier but, juste avant la pause, à un but contre son camp du défenseur iranien Eskandarian. Mais en seconde période, les Iraniens parviennent à égaliser et à conserver le score nul (1-1). La colère s’abat sur le onze écossais, d’autant plus que quelques indiscrétions font état, la veille du match, d’une petite soirée où le défenseur Stuart Kennedy aurait fêté son vingt-troisième anniversaire et où le whisky aurait coulé à flot jusqu’au petit matin.

La rencontre du 11 juin à Mendoza devient donc capitale. Il s’agit de battre les Pays Bas par trois buts d’écart au moins, ce qui est fort présomptueux lorsque l’on n’a pas été foutu de battre ni le Pérou, ni l’Iran. On va pourtant ce jour-là retrouver une Ecosse telle qu’on l’imaginait avant le début du tournoi. McLeod a finalement consenti à aligner Graeme Souness, et le jeu des hommes en noir en devient plus fluide et plus conquérant. Les Néerlandais parviennent à ouvrir le score sur un penalty de Rensenbrink (le millième but de l’histoire de la Coupe du Monde), mais l’Ecosse se montre supérieure dans tous les domaines. Même athlétiquement, les Oranje ne résistent pas. Neeskens, puis Rijsbergen sont obligés de sortir sur blessure. En fin de première période, Kenny Dalglish parvient à égaliser. En seconde mi-temps, Archie Gemmill sort de sa boîte pour donner l’avantage sur penalty, puis, à la 67ème minute, inscrire un but de légende : Aux abords de la surface, le joueur de Nottingham élimine un puis deux puis trois défenseurs avant d’envoyer un tir fulgurant dans la cage néerlandaise. Un but unique, le plus célèbre de l’histoire de l’Ecosse en Coupe du Monde. Un but auquel Danny Boyle fait référence presque vingt ans plus tard dans Trainspotting. Un but d’autant plus beau qu’il est synonyme d’espoir : L’Ecosse est à un but de sa qualification.

Malheureusement, un raid de Johnny Rep ponctué par une frappe en pleine lucarne anéantit définitivement les espoirs écossais. Les hommes de McLeod quittent le tournoi sur une victoire (3-2), un match épique, mais une bien piteuse élimination. Trop de prétention qu’ils prenaient pour de la confiance, trop de whisky peut-être aussi, ont gâché le destin d’une des meilleures formations écossaises de l’histoire. En huit participations à la Coupe du Monde, jamais l’Ecosse n’a franchi le premier tour.