1/8ème de finale Aller de la Ligue des Champions

Mené à la mi-temps par des Ecossais très réalistes, Barcelone a corrigé le tir après le repos pour l’emporter à Celtic Park avec notamment un doublé de Messi. Très dominateurs, les champions d’Europe 2006 sont quasiment qualifiés.

Sur le papier, difficile de faire plus nette comme opposition de style. Entre le jeu direct et les attaques rapides du Celtic d’une part, le jeu léché tout en attaque placée du Barça de l’autre part, les spectateurs de Celtic Park espéraient que les hommes de Gordon Strachan pourraient contrarier les champions d’Europe 2006. Le plan a d’abord été parfaitement respecté pendant 45 minutes. A l’image de la sélection nationale face aux Bleus lors des éliminatoires pour l’Euro 2008, le Celtic a fait étalage d’un réalisme absolu avec deux buts en autant d’occasions. Malgré une possession de balle quasi absolue et des situations de but à foison, le Barça se trouve mené à la pause. La seconde période sera encore une fois tout à l’avantage des Blaugrana. Fatigués à force de courir après un ballon insaisissable, les Ecossais craquent d’abord face à Henry, puis en fin de match avec ce diable de Messi. Le FC Barcelone a déjà un pied et demi en quart de finale.

Le Celtic

Invaincu à domicile sur la scène européenne depuis 2004 – déjà face au Barça -, le Celtic a de nouveau rendu les armes mercredi face à la machine catalane. Et pourtant. Superbement organisés et prompts à jaillir sur le moindre ballon de contre, les hommes de Gordon Strachan ont accompli un miracle en menant à la pause avec un réalisme insolent. Malgré les trois buts encaissés au final, le gardien, polonais BORUK est à créditer d’une très belle partie le jour de ses 28 ans. Devant lui, NAYLOR a vécu un supplice face à Messi, comme CALDWELL, impuissant sur le dernier but. Dans l’entrejeu, ROBSON a parcouru des kilomètres et inscrit le deuxième but des siens. On attendait un peu plus du maestro japonais NAKAMURA, plutôt effacé au sein d’une formation dépassée techniquement. Auteur de deux passes décisives, le jeune irlandais MCGEADY a confirmé qu’il incarnait l’avenir du club catholique de Glasgow.

Le Barça

Comment dominer une rencontre dans des proportions considérables et se faire peur ? Le FC Barcelone a parfaitement illustrer ce cas de figure. Maîtres du ballon tout au long de la rencontre, les Catalans ont été contraints de s’employer pour revenir deux fois au score puis s’imposer le plus logiquement du monde. Dans un match où il n’eut quasiment rien à faire, VALDES n’a pas été très inspiré sur la tête victorieuse de Robson. Dans les couloirs, PUYOL et ABIDAL ont apporté leur éco offensif. Au milieu, INIESTA a évolué un ton au-dessus de DECO. Méconnaissable ces derniers mois, RONALDINHO a effectué une belle sortie avec notamment une passe décisive pour MESSI. Intenable, l’international argentin a infligé un calvaire à la défense du Celtic avec à la clé un doublé qui porte à six unités son total de buts en C1 cette saison. Lui aussi de retour vers son meilleur niveau, HENRY a été de tous les bons coups et inscrit un but magnifique digne de ses plus belles années à Arsenal.

Les réactions de Strachan et Rijkaard :

Gordon Strachan n’a que très peu goûté à la défaite de son Celtic Glasgow contre le FC Barcelone. « Nous n’arrêtions pas de perdre le ballon, ce qui nous obligeait à lui courir derrière. On était alors fatigué et on commettait des fautes », a déploré l’ancien joueur de Manchester United. Ce dernier ne s’est pas vraiment montré tendre avec ses joueurs : « C’était peut-être un match agréable à regarder pour un spectateur neutre, pas pour moi. Quand on affronte l’une des meilleures équipes au monde, on a besoin d’un peu de chance et de joueurs au top niveau. Nous n’avions ni l’un ni l’autre. »

À l’issue de la rencontre, l’entraîneur des blaugranas Frank Rijkaard s’est estimé très satisfait de la performance des siens : « Nous sommes heureux du résultat parce que personne n’a battu le Celtic à Glasgow en Ligue des champions depuis notre dernière victoire d’il y a presque quatre ans. Ils attaquaient le match en confiance et montraient qu’ils étaient forts en menant 2-1 à la pause en dépit de notre domination. Mais nous avons réussi à marquer deux buts en seconde période tout en nous créant d’autres occasions. Nous sommes donc heureux ».